8 février 2013

La faim, d’où vient-elle ?


La faim est quelque chose que tout le monde connaît mais si on vous demande de la définir précisément, les mots risquent de vous manquer et chacun peut la percevoir un peu différemment. Logiquement, la faim aboutit à l’ingestion de nourriture. Mais alors pourquoi mange-t-on ?

Imaginons d’abord les choses de façon simplifiée : notre corps est comme une machine très complexe qui a besoin de carburant pour fonctionner. Mais pas n’importe lequel ! Il ne suffit pas de manger pour lui donner ce dont il a besoin ; il faut manger de façon équilibrée et diversifiée.
Pourquoi ? Car notre organisme a besoin d’une multitude de nutriments différents, non seulement d’un point de vue quantitatif mais aussi qualitatif.
A la base, la faim est un phénomène biologique tout à fait normal, utile à notre organisme : elle nous permet de savoir qu’il a besoin d’énergie. Mais il existe une composante psychologique, émotionnelle dans la faim, qu’il n’est pas toujours facile de comprendre.

Notre organisme dispose d’un système de régulation énergétique interne qui lui permet de gérer les besoins et les apports en énergie. La sensation de faim n’est alors qu’une conséquence de la mise en route de ce système de régulation. Notre système nerveux central reçoit des signaux en provenance de la périphérie lui permettant de déclencher la sensation de faim mais aussi la satiété une fois que nous avons commencé à manger. Le déclenchement de la sensation de faim repose, entre autre, sur un infléchissement de la glycémie (taux de glucose dans le sang). 
On comprend donc bien que la prise alimentaire repose sur un système complexe, étroitement régulé. 

Or nous savons bien que le corps n’est pas séparé de l’esprit. Et c’est pour cela que des phénomènes émotionnels et psychologiques peuvent intervenir dans la régulation de ce système biologique et venir ainsi le perturber. On parle alors de la faim émotionnelle (pour la distinguer de la faim biologique). 

Quand nous naissons, la faim émotionnelle est la composante majeure de la prise alimentaire : lorsque le bébé tète, il se nourrit de lait mais aussi de chaleur, de bien-être, de sécurité. Ainsi, la nourriture est indissociable du sentiment de confort et de bien-être. Ceci est bien sûr tout à fait normal.
Par contre, les années passant, l’enfant grandit et il va apprendre à gérer ses émotions. La faim émotionnelle cède la place à la faim biologique. Cela se passe ainsi si tout va bien. Pour un certain nombre d’entre nous, la nourriture peut continuer à être utiliser pour apporter un sentiment de sécurité et de bien-être, comme celui de son enfance.

Parallèlement à ces phénomènes, il existe d’autres facteurs de dérégulation de la faim : on retrouve très souvent le besoin de contrôle. En effet, certaines personnes ont un besoin presque irrépressible de contrôler leur prise alimentaire en dépit des perceptions biologiques. Par exemple, on retrouvera le « je n’ai pas faim mais je dois manger absolument » ou au contraire, le « j’ai mangé mes deux cuillères de riz, j’ai encore faim mais je ne m’arrête de manger maintenant ». Ces stratégies de contrôle ont pour but une meilleure prise sur sa vie et sur soi-même. Mais malheureusement, elles n’ont, à terme, que des issues négatives et néfastes sur la santé : anxiété, angoisse, dépression, culpabilité et frustration. De plus, tous ces sentiments vont nuire à la perception normale de la faim biologique. 

Alors avant même d’engager une réforme nutritionnelle, une modification de sa prise alimentaire, il faut pouvoir être pris en charge de façon globale afin de résoudre d’abord les problèmes psychologiques et émotionnels qui peuvent exister. Bien évidemment ce n’est pas toujours le cas, mais lorsque de tels problèmes sont présents, rien ne sert d’engager de grandes modifications basées sur des conseils uniquement nutritionnels si le problème de fond n’est pas réglé.

Il convient alors de consulter un naturopathe, un thérapeute, un médecin et tout autre praticien de santé qui saura être à l’écoute, réaliser une prise en charge globale afin d’initier les démarches nécessaire vers la guérison et le mieux-être qui déboucheront à terme sur le bien-être.
On ne traite pas qu’un symptôme, on se doit de voir la personne qui vient consulter comme un être unique qui a besoin d’être aidé dans sa globalité. 
Laure Martinat

6 janvier 2013

Méfaits et bienfaits des laits


En cette nouvelle année, nous allons aborder un sujet d’actualité à la fois passée puisque le thème du lait et de ses effets sur la santé est récurrent depuis des années mais aussi futur car la polémique reste, les études sur le sujet fleurissent et il n’existe toujours pas de consensus…

Nous sommes confrontés à la publicité qui nous encourage à consommer des produits laitiers (sous-entendu issu d’animaux comme le fromage, les yaourts au lait de vache etc.) sous peine de manquer de calcium et de développer une ostéoporose…
Et d’un autre côté, nous sommes de plus en plus souvent mis en garde contre les méfaits du lait et notamment celui de vache sur notre santé.

En effet, les intolérances au lactose, le sucre que l’on retrouve dans le lait, sont de plus en plus fréquentes : nombreux sont ceux qui en ont fait l’expérience ou qui ont dans leur entourage une personne qui ne peut plus manger de produits laitiers ou boire du lait sous peine de désordres intestinaux et de douleurs abdominales.

Ceci s’explique tout simplement par le fait que l’organisme humain adulte ne dispose pratiquement plus des enzymes nécessaires à la digestion du lait : les lactases qui sont alors en quantité bien insuffisante pour digérer le lactose d’où ces phénomènes de maldigestion.

On peut donc déjà se poser la question de l’intérêt de manger une substance pour laquelle nous ne disposons pas du matériel enzymatique nécessaire à sa digestion… 

Mais alors, nous allons forcément souffrir d’ostéoporose puisque sans produits laitiers, elle nous guette ?? 

Point du tout !

Tout d’abord car l’ostéoporose n’est pas une carence en calcium : il s’agit d’une accélération du remodelage osseux.
En effet, l’os est un tissu vivant soumis à un processus de remodelage permanent : l’os ancien est lysé et de l’os nouveau est créé à la place pour le remplacer.
En temps normal, les phénomènes de lyse et de renouvellement sont en équilibre. Mais au cours du vieillissement de l’organisme, le remodelage osseux devient moins efficace et la balance est en déséquilibre au profit de la lyse osseuse. La masse osseuse va alors diminuer, tout comme la résistance de l’os. Celui-ci est alors plus fragile et les fractures sont plus fréquentes. 
Ce n’est donc pas une carence en calcium ou en vitamine D qui est responsable de l’ostéoporose. Toutefois, ces deux éléments joueraient un rôle préventif important : il faut donc être vigilant à assurer des apports réguliers tout au long de sa vie. 
De plus, de nombreuses études scientifiques ont mis en évidence que le calcium apporté par les produits laitiers fait chuter la concentration de vitamine D. Or ces deux éléments sont indissociables dans le métabolisme phosphocalcique. Raison supplémentaire pour ne pas adhérer aux publicités qui recommandent plusieurs produits laitiers animaux par jour.

Le calcium pourra alors se trouver dans de nombreux aliments tels que les épinards, les lentilles, le cresson, le chou, les oignons qui en contiennent de belles quantités. Les carences seront ainsi évitées !

En outre, l’agriculture qui nous fournit les produits laitiers n’est pas exempte de tout reproche : hormones, antibiotiques sont largement utilisés chez les animaux (avec des variantes en fonction des législations des pays) afin de produire plus, de lutter contre les maladies qui se développent dans les élevages intensifs sans véritable respect de la nature… Or ces produits se retrouvent dans le lait que nous buvons ! Il est donc préférable, si vous désirez acheter du lait d’origine animale, de le choisir en provenance de l’agriculture biologique ou de producteurs que vous connaissez.

Maintenant, jetons un petit coup d’œil aux laits végétaux pour rester dans le domaine des produits laitiers :
Leur richesse nutritionnelle en fait un atout certain et une belle alternative aux laits d’origine animale. On y retrouve des minéraux, des lipides, des glucides et certains présentent même des taux intéressants de calcium. 
Les laits végétaux ne contiennent pas de lactose : ils n’entrainent donc pas les soucis de digestion que nous avons évoqués un peu plus haut. 
Les laits de riz, d’avoine et de noisettes sont riches en glucides à index glycémique bas, meilleur pour la santé. Particularité des laits végétaux, ils ne contiennent pas d’acide butyrique (un acide gras que l’on retrouve notamment dans le lait de vache). Or celui-ci aurait un effet pro-inflammatoire sur la muqueuse intestinale. 
Le lait d’amande est très calorique, il conviendra donc de le consommer avec modération. Par contre, il a la particularité d’être alcalinisant. Ainsi, il lutte contre les effets délétères de l’acidose tissulaire entretenue par une alimentation acidifiante. 
Les laits de quinoa et de soja ont en outre l’avantage d’être riches en fibres et en protéines ce qui favorise la satiété. 
Côté calcium, les laits de soja et d’amandes en contiennent deux fois plus que le lait de vache !

Ainsi, grâce à leur diversité, les laits végétaux sont une excellente alternative aux laits d’origine animale, il serait donc bien dommage de s’en priver !

3 décembre 2012

Rencontre typique d’un parcours atypique


Les diplômés du Collège sont nombreux à travers le monde grâce à nos formations disponibles par correspondance. Bien que, bien souvent, la distance géographique soit importante, nous ne perdons pas pour autant le contact avec nos étudiants. Ce mois-ci, nous vous proposons donc le témoignage d’une ancienne élève qui va nous conter son beau parcours…. Bonne lecture à tous !

Histoire d’un parcours atypique!
Par
Danielle L’Heureux, naturopathe

J’ai entrepris des études en naturopathie au Collège des médecines douces grâce à la maladie. En effet, j’ai souffert de colites ulcéreuses et ce sont les sombres pronostics du 
gastro-entérologue de l’époque qui m’ont suffisamment bousculée pour que j’en vienne à me prendre en mains. Dans un premier temps, j’ai commencé par m’intéresser aux médecines douces pour ma propre santé et, voyant les résultats positifs obtenus, j’ai décidé d’aller plus loin dans ma démarche et de devenir moi-même naturopathe.

J’ai obtenu mon diplôme du CMDQ en automne 1999 et j’ai ouvert mon cabinet dès l’hiver suivant. Tout en continuant d’étudier dans différentes sphères connexes, car je désirais pouvoir offrir une véritable approche globale de la santé, j’ai pu avec le temps et les expériences acquises, monter une clientèle assidue et fidèle. Dans mes premières années de pratique les gens me consultaient surtout pour divers problèmes de santé physique, tels que problèmes gastriques, migraines, fatigue, différentes douleurs chroniques ou encore pour faire de la gestion de poids. C’est aussi à cette période que j’ai pris conscience que le public en général manquait cruellement d’informations judicieuses face à leur santé et aux saines habitudes de vie à adopter. Parce que selon moi, le mandat d’un naturopathe est d’abord de faire de la prévention et de l’enseignement, j’ai eu l’idée de mettre au point plusieurs ateliers en alimentation saine et vivante pour les offrir d’abord à mes clients, puis au grand public. Tout en continuant de pratiquer la naturopathie avec une approche globale, j’ai donc commencé à offrir des ateliers et suis devenue, tout naturellement, coach-santé voire coach de vie. Jusque-là, rien de bien atypique dans la vie d’une naturopathe pratiquant une approche globale, me direz-vous!

En fait, mon véritable parcours non traditionnel a réellement commencé en 2005 lorsque
je suis déménagée en Mauricie. Comme je devais me refaire une nouvelle clientèle dans un nouveau patelin où je ne connaissais personne, suivant une intuition, je suis allée me présenter au Centre de santé des femmes de la Mauricie pour leur offrir mes services. Ce centre communautaire s’occupe de la santé des femmes depuis plus de 35 ans et j’avais lu dans leur dépliant, qu’il offrait, non seulement, des soins de santé physique, mais également des ateliers de toutes sortes faisant la promotion de la santé à tous les niveaux.

Comme mon approche et mes expériences étaient un peu différentes mais complémentaires des leurs, la coordonnatrice m’a, non seulement accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, mais m’a demandé de lui présenter, dès la saison suivante, des ateliers qui pouvaient venir étoffer leur programmation. C’est à ce moment que la véritable aventure a débuté pour moi. Non seulement, l’expérience acquise en tant que naturopathe pouvait m’être très utile, mais mes expériences de femme, d’enseignante, de coach et surtout d’être humain pouvaient, elles aussi, venir enrichir mes interventions auprès des gens.

Parallèlement au travail au Centre de santé des femmes, j’ai ouvert un nouveau cabinet privé et petit à petit la clientèle était de nouveau au rendez-vous. De plus, j’ai commencé à offrir des conférences sur la santé dans les différentes bibliothèques de la région afin de promouvoir de saines habitudes de vie auprès d’une clientèle souvent laissée pour compte, parce que vivant éloignée des grands centres.

Forte de ces expériences enrichissantes, un rêve d’enfance commençait à reprendre de la place dans mon cœur et dans mon esprit : Écrire un livre!....Un livre qui traiterait d’une approche globale de la santé comme je la conçois, mais surtout comme j’avais moi-même bénéficié avec le temps. Ce beau projet a pris forme et c’est à l’automne 2009 que mon
Petit guide pratique d’autoguérison a vu le jour. Ce petit guide est en fait une synthèse de mon approche, avec comme toile de fond, mon expérience personnelle de guérison profonde. Il a été très bien accueilli par un public nombreux et les commentaires, jusqu’à ce jour, sont fort élogieux.

Pour moi, l’écriture a tellement été une expérience formidable que j’ai décidé en 2011 de récidiver, avec un autre petit guide ayant pour thème, cette fois-ci, la méditation. En effet, depuis plusieurs années déjà, je pratique la méditation quotidiennement et j’anime des ateliers de méditation guidée depuis près de quatre ans. C’est d’ailleurs à la demande répétée des participants de ces ateliers que j’ai décidé de rédiger ce petit guide praticopratique, des questions les plus souvent soulevées. Le CD de visualisations guidées qui l’accompagne est aussi un autre projet qui me tenait à coeur, car il vient compléter à merveille le propos du livre. Le Petit guide pratique de méditation et son CD de visualisations guidées ont été lancés au mois d’octobre dernier et les commentaires sont unanimes : ils sont des outils simples, concis qui donnent le goût de s’y mettre dès maintenant! …J’ai encore une fois gagné mon pari, car je voulais, par ce petit bouquin, faire passer le message que la méditation est une méthode simple et accessible à tous, de se faire du bien, autant aux niveaux physique, psychique qu’énergétique.

Pour vous offrir encore plus de mon trajet, disons-le, un peu différent, j’ai, au printemps
2012, eu l’idée de réunir des personnes pour chanter des mantras. Vous savez sans doute que les mantras sont des chants sacrés qui font du bien autant à ceux qui les chantent que ceux qui les reçoivent. J’en ai donc parlé autour de moi et rapidement une chorale de 40 personnes : femmes, hommes et enfant, âgées de 9 à 78 ans, était formée! Après quelques heures de répétitions, nous avons fait l’enregistrement de ce CD de mantras, en nous unissant, mais surtout en y mettant tout notre amour et notre âme….. Et la magie a opéré, car, exactement comme je l’avais perçu lorsque l’idée avait germé, ce CD rejoint les personnes au plus profond de leur cœur et de leur âme. Plusieurs m’ont dit avoir vu une amélioration notable de leurs symptômes physiques, psychiques et énergétiques, tandis que d’autres témoignent ressentir une sensation de calme et de paix profonde à son écoute. Évidemment, j’en suis ravie et surtout heureuse de constater tout le bien et le support que nos chants peuvent apporter.

Enfin, pour terminer, l’été dernier, j’ai suivi une formation pour devenir célébrante de mariages et autres célébrations (baptêmes, funérailles ou autres rituels de passage).
J’avais, depuis un certain temps déjà, le goût de vivre et de partager avec les gens, des moments importants de leur vie. Souligner de façon rituelle et spirituelle, ces étapes de nos vies où nous ne serons plus jamais les mêmes…où nous célébrons l’amour, l’amitié, les engagements, le temps qui passe et bien d’autres choses encore...Présentement en stage de formation, j’ai célébré cet automne, 3 mariages en tant que célébrante-stagiaire, et je serai prête à débuter mes nouvelles fonctions dès janvier 2013!

Comme vous pouvez le constater, le parcours d’un ou d’une naturopathe n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Toutefois, dans mon cas, il a été, et est toujours, rempli de merveilleux défis et de surprises. À mon avis, l’important est de rester bien ouverts aux expériences que la vie nous envoie et de parcourir notre chemin au fur et à mesure qu’il se dessine devant nous. D’accueillir avec joie et sérénité les aventures nouvelles, de nous laisser aller vers notre voie, afin que les « hasards » de la vie nous amènent où nous devons être au moment présent. Et surtout dire « OUI , je le veux! », lorsque nous entendons un appel du cœur!

Danielle L’Heureux, naturopathe
Thérapeute en santé globale et énergétique
Conférencière, auteure et célébrante
Pour en savoir davantage, vous pouvez communiquer avec moi au :
Tél. : 819 371-2213
ou par courriel :
danielle@daniellelheureux.ca

En ce mois de décembre, toute l’équipe du Collège se joint à moi pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année ! 


5 novembre 2012

L’importance du côlon dans la guérison

Lors d’une précédente infolettre, nous avons parlé des probiotiques et de la flore intestinale. Nous allons aujourd’hui poursuivre sur ce sujet en insistant sur l’importance d’avoir un côlon sain. 

Petit rappel important : nous savons que nous hébergeons dans notre côlon une flore bactérienne indispensable qui contribue à la bonne santé de notre organisme. Les bactéries peuvent également être synonymes du mot « amies ». En effet, elles participent à la digestion mais elles ont également un rôle majeur dans notre système immunitaire, sans lequel nous ne serions pas capables de faire face aux diverses agressions quotidiennes dont est victime notre organisme. 

Nous ne reviendrons pas sur la notion d’obésité en lien avec les probiotiques sous forme de compléments alimentaires. Pour cela je vous invite à visiter notre blog à l’adresse suivante : http://blogue-cmdq.blogspot.fr/2012/07/les-probiotiques-ces-bacteries-qui-nous.html

Nous parlons ici du fait que notre côlon abrite une flore endogène qui nous permet de vivre en bonne santé. Par conséquent, si nous « individualisons » le côlon, nous pouvons faire une corrélation entre un côlon sain et un organisme en santé. 
Si le côlon n’est pas sain, si sa flore est déséquilibrée, alors différents maux apparaitront tels que la constipation, la diarrhée, voire une alternance des deux parfois mais aussi des inflammations, des pathologies de la peau etc. Le côlon est d’une importance majeur pour le fonctionnement de notre organisme. 

Des études ont démontré qu’il existait des déséquilibres dans la flore intestinale chez des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer : cela ne se limite donc pas aux pathologies digestives.

De plus, le côlon est un reflet de notre état émotionnel : des désordres intestinaux sont fréquents en cas de stress, d’anxiété, de nervosité. Quelqu’un qui ressent une profonde colère et qui la retient pour diverses raisons pourra être sujet à des épisodes de constipation par exemple. Autre exemple marquant, il sera recommandée à une personne souffrant de la maladie de Crohn d’avoir le meilleur équilibre émotionnel possible et d’éviter les sources d’anxiété et de stress afin de limiter les crises.

D’ailleurs, le système nerveux du côlon est tellement développé que parfois, il est considéré comme un deuxième cerveau. Le système nerveux entérique est d’ailleurs très sophistiqué, constitué de différents plexus. Il contient plus de cellules nerveuses que la colonne vertébrale par exemple.

Un côlon sain est un côlon qui fonctionne correctement : il participe à la constitution des matières fécales et il régule le transit. Il est donc normal d’aller à la selle chaque jour afin d’évacuer les matières qui progressent le long du côlon. Quand elles arrivent dans le rectum, la sensation de besoin apparaît. Si l’on ne va pas aux toilettes, le rectum joue son rôle de réservoir, il se distend et permet de garder les matières en attente d’évacuation. 
Il est important d’aller aux toilettes lorsque le besoin se fait sentir et il faut éviter de se retenir. En effet, il est important d’éviter que les matières ne stagnent trop longtemps dans le côlon. Il a pour fonction de terminer les processus de digestion et de faire progresser les matières qui doivent y rester le temps nécessaire à la réalisation de ces tâches mais il ne doit pas avoir pour rôle celui de conservation des matières alors que les processus de digestion et de fermentation physiologique sont terminés. 

La persistance des matières dans le côlon fragilise la flore endogène, favorise la formation de flatulences : le côlon se remplit de gaz, ce qui provoque des douleurs abdominales le plus souvent.

Les maux de ventre, les flatulences, les mauvaises odeurs ne sont pas normales et témoignent d’un dysfonctionnement du côlon. 
Et là encore, les bactéries de la flore intestinale jouent un rôle primordial.

Mais d’ailleurs d’où viennent-elles ? 

Quand vous êtes dans le ventre de votre mère, votre tube digestif est stérile : il ne contient aucune bactérie. Lors de l’accouchement, le bébé passe par la filière génitale de la mère : il va se produire un ensemencement à partir de la flore vaginale maternelle, celle-ci étant directement dépendante de la flore intestinale. Il est donc très important que la mère bénéficie d’une flore intestinale en bonne santé car c’est elle qui va déterminer celle de son enfant. 

Et les enfants nés par césariennes ? C’est une bonne question effectivement. Puisqu’ils ne passent pas par la filière génitale, leur ensemencement se fera à partir de l’environnement. Or, nous pouvons supposer que l’environnement hospitalier n’est pas le meilleur endroit afin de développer une flore de qualité. On reconnaitra d’ailleurs aisément ces enfants car ils souffrent souvent d’asthme, d’eczéma. Il faudra donc veiller particulièrement à la restauration d’une flore intestinale de qualité.

Mais comment ? 

L’alimentation reste encore une fois notre meilleur « cheval de bataille » : il faudra éviter de consommer des sucres simples en excès, des graisses de mauvaise qualité, trop de protéines et donner priorité aux fruits, légumes, céréales complètes, poissons gras, huiles vierges de première pression à froid.

L’apport en fibres est à surveiller : ce sont des prébiotiques indispensables à la bonne santé de notre flore intestinale.

Dans la mesure du possible, les aliments biologiques sont à privilégier : ils ne contiennent pas de résidus de pesticides qui nous empoisonnent ainsi que notre flore intestinale.

Une solution intéressante et parfois oubliée : les produits lactofermentés. Ils sont excellents pour notre santé. Ils participent au maintien d’une flore en équilibre. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, leur goût est délicieux. A tester absolument !

5 octobre 2012

Vivez l’expérience du jeûne !


Le thème du jeûne est fréquemment abordé dans la littérature mais aussi lors d’émissions de télévision ou encore à la radio. Relativement bien médiatisé, c’est presque devenu un rite qui mérite le coup d’œil, alors suivez-moi à la découverte de votre moi intérieur…

Qu’il soit partiel ou complet, le jeûne est un excellent moyen de nettoyer notre organisme afin qu’il retrouve l’élan vital, bien souvent égaré en raison de notre façon de nous alimenter mais aussi de notre mode de vie stressé et stressant, de notre environnement de plus en plus souvent souillé par la pollution et de tout autre facteur qui contribue à la perte de notre énergie vitale.

Notre organisme, surchargé par divers composés, trouve dans le jeûne un moyen de les éliminer, de se nettoyer et ainsi de retrouver un fonctionnement sur des bases plus saines. 

La tradition du jeûne remonte à l’Antiquité : Hippocrate recommandait déjà le jeûne dans le cadre d’une approche globale de la santé, Socrate le pratiquait régulièrement : il jeûnait pendant 10 jours afin de conserver un bon équilibre mental et physique. Le jeûne a cheminé à travers l’histoire et est devenu une sorte d’institution puisqu’il existe aujourd’hui des centres dévolus à l’encadrement de sa pratique.

Petit point important à rappeler avant que nous poursuivions sur le chemin du jeûne : avant de commencer un jeûne, il convient de vérifier son état de santé lors d’une consultation avec son médecin, particulièrement chez les personnes qui prennent des traitements au long cours. De plus, certaines pathologies graves interdisent la pratique du jeûne.

Le jeûne complet ou intégral ne permet de consommer que de l’eau. On lui associe un repos complet qui permet à l’organisme de lancer les processus de nettoyage. Ces derniers peuvent d’ailleurs être bruyants et difficiles à supporter.
Attention toutefois, le jeûne intégral ne doit pas être poursuivi au de-là de 7 jours sans surveillance médicale. En effet, il est très éprouvant pour le corps et doit se faire dans des conditions spécifiques avec un encadrement adapté.

Le jeûne partiel ou modifié consiste en une restriction de ses apports alimentaires moins sévère : jus de légumes, jus de fruits etc. sont autorisés sous forme de cure. La perte en protéines endogènes sera alors moindre et l’impact sur l’organisme sera moins important et surtout moins brutal.
C’est un excellent moyen de débuter sur le chemin du jeûne car cette approche est plus douce et permet, en outre, de bénéficier des intérêts santé du type d’aliment autorisé. On pourrait presque le comparer à une sorte de monodiète. 

Les jus de légumes sont souvent utilisés dans le cadre d’un jeûne modifié. Outre leur apport en vitamines et minéraux, ils permettent de bénéficier des bienfaits des légumes utilisés. Par exemple, la carotte est excellente contre les rhumatismes. Elle est en outre très riche en antioxydants. Si on lui ajoute le céleri, il favorise la bonne santé du côlon, souvent soumis à rude épreuve au cours d’un jeûne. Il sera alors tout indiqué afin de soutenir la fonction intestinale dans son processus de nettoyage. 
Chaque légume a des propriétés propres et un tropisme particulier lui permettant d’être plus ou moins bénéfique sur tel ou tel organe. Il serait donc dommage de s’en priver !

Le jeûne est aussi l’occasion de rencontrer des personnes nouvelles, avec lesquelles nous allons partager cette expérience. C’est enrichissant sur le plan social mais aussi émotionnel. C’est en outre l’occasion de se retrouver avec soi-même, de faire un travail d’introspection, pas toujours aisé dans le brouhaha de la vie de tous les jours.

Tout ceci est très bien me direz-vous mais comment se déroule un jeûne ? Comment cela se passe-t-il au quotidien ?

Plutôt que de me lancer dans des explications sur le déroulement d’un jeûne, explications d’ailleurs que vous trouverez aisément sur de nombreux sites internet ou dans un nombre incalculable de livres qui traitent ce sujet, je préfère vous présenter un témoignage recueilli auprès de Maryse qui a effectué deux semaines de jeûne et qui a bien voulu nous faire le récit de son expérience. Nous la remercions vivement : grâce à elle, nous découvrons la réalité d’un séjour de jeûne.

Alors, en route….

Je m’appelle Maryse, j’ai 53 ans.
J’ai une formation d’expert-comptable, mais la nutrition et plus globalement la naturopathie m’ont toujours intéressée.

Lors d’un changement de vie professionnelle en 2009, j’ai décidé de suivre la formation du Collège des Médecines Douces du Québec  et de passer mon diplôme de naturopathe.

J’avais, avant de décider de faire ce jeûne de 2 semaines, déjà fait des monodiètes de jus de légumes et des cures de raisin.
Je m’avance donc sur un terrain connu.

Je n’ai pas de problème de santé et ne prends aucun médicament.

Mon objectif : la  détoxication et la perte de poids

Je mesure 1,73 cm et pèse 76 kg lorsque je commence ma descente alimentaire 4 jours avant la date d’entrée dans le centre de jeûne.

La descente alimentaire doit se faire en douceur :
J-4  suppression des protéines
J-3  suppression des féculents 
J-2  uniquement des légumes, crudités et fruits.
J-1  uniquement des crudités et des fruits.

Entrée dans le centre de jeûne J-1 le mardi 28 août à 16 h, je finis mon jus de fruits le soir.

Le jeûne débute le mercredi 29 aout au matin : je pèse 74,2kg. Mon tour de taille mesure 88cm et mon tour de cuisse 60cm.

Déroulement du jeune
Le principe est simple, de l’eau encore de l’eau et toujours de l’eau.
Le centre considère que le repos va de pair avec un jeûne à l’eau (il préconise la méthode de l’hygiéniste SHELTON )
Personnellement je fais une promenade d’une heure chaque jour et je prends le soleil également tous les jours.

Je fais une hydrothérapie du colon le mercredi après-midi pour éviter les réactions trop fortes de détoxication (maux de tête et de reins).

Les 3 premiers jours de jeûne se passent bien, je n’ai pas faim et ne ressent pas de malaise.
Par contre la 3ème nuit a été difficile, j’ai peu dormi à cause de douleurs dans les jambes et au niveau des reins.

Le samedi 1er septembre au matin, je pèse 71,6kg, mon tour de taille mesure 84cm et mon tour de cuisse mesure 59cm.


Semaine du 1er au 8 septembre

Les 4 premiers jours de la semaine ont été difficiles.
J’ai ressenti des douleurs dans les reins et au niveau des articulations des membres inférieurs. Je n’ai pas d’énergie et le moral n’est pas très haut.
Par contre je n’ai pas faim du tout et les moments passés avec les autres jeûneurs aident à passer le temps et permettent de partager l’expérience dans une ambiance chaleureuse.

Je suis contente du résultat obtenu à l’issue de 10 jours de jeûne.
Le samedi 8 septembre au matin, je pèse 68kg, mon tour de taille mesure 82cm et mon tour de cuisse mesure 57cm.

Semaine du 9 au 14 septembre

Les 4 derniers jours de jeûne sont relativement faciles.
Je ne ressens pas de sensation de faim, juste l’envie de manger des choses simples.

Je sens que j’aurais pu continuer une semaine de plus mais je suis ravie de reprendre l’alimentation le mercredi 12 septembre avec un jus de fruit 3 fois dans la journée, à boire très lentement.
Le jeudi 13 septembre, j’ai également droit à 3 jus de fruits.
Je termine l’expérience dans le centre le vendredi matin 14 septembre. Je pèse 66kg, mon tour de taille mesure 80 cm et mon tour de cuisse mesure 56cm.

A l’issue de cette expérience, je fais le bilan et voici ce que je retire de ces deux semaines de jeûne: Les bénéfices du jeûne sont nombreux.
En effet, je ressens une sensation de bien-être physique et psychologique. L’un de mes objectifs était la perte de poids : j’ai perdu 10kg (bien qu’une reprise de 2 kg soit considérée comme normale à l’issue d’un jeune de 15 jours).
Physiquement, mes ongles, habituellement mous et cassants, sont bien plus durs, mon teint est clair et ma mine reposée. J’ai l’air d’avoir 10 ans de moins (dixit mes 2 filles !)

Je ne vois aucun inconvénient à ces deux semaines de jeûne et j’ai l’envie de refaire l’expérience au moins une fois par an comme un nettoyage profond du corps et de l’âme.

Maryse, le 20 septembre 2012.

Pour aller plus loin : n’hésitez à visionner ce reportage sur le jeûne qui a été diffusé sur la chaîne Arte en France. Il est très intéressant et vous donne de plus amples explications sur les bienfaits du jeûne.

6 septembre 2012

Qu’y a-t-il à guérir en vous ?


Ce mois-ci, je vous propose de découvrir un article écrit par un de nos partenaires, Bruno Supiot, Praticien de la santé et Naturopathe en France. Il nous propose une réflexion intéressante qui nous concerne tous dans notre pratique.
Bonne lecture !

Lorsque je reçois un patient  pour la première fois, je lui pose souvent  la même question, après qu’il m’ait exposé les raisons de sa visite. Cette question est la suivante :
« Qu’y a-t-il à guérir en vous ? »
En règle générale, la personne en face de moi est très surprise, car elle croit de bonne foi me l’avoir expliqué l’instant précédent. Pourtant, ce n’est pas exactement ce qu’elle a fait : en réalité, elle m’a seulement décrit les symptômes qui la gênent et qu’elle désire voir disparaître. Or ces symptômes  ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Vouloir faire disparaître ceux-ci sans autre forme de procès aboutit à ce que les homéopathes appellent une suppression : la cause profonde qui provoquait ces symptômes n’ayant pas disparue, ceux-ci réapparaitront certainement plus tard, au même endroit ou ailleurs, souvent sous une forme plus grave (un cas classique de suppression étant  la  transformation d’un eczéma en asthme).
Revenons à notre patient. Si, en tant que thérapeute, j’en reste à sa demande initiale, je commets une double faute :
En ne cherchant pas les causes profondes, je risque presque à coup sûr de provoquer une suppression telle que je viens de la décrire, et aggraver en fait son cas.
 Je ne donne pas à mon patient l’opportunité de percevoir la situation plus en profondeur, et de grandir à partir de cette situation qui  le fait souffrir.

Demander au patient « qu’y a-t-il à guérir en vous ? » revient en fait à formuler la proposition suivante, plus juste : « Cherchons ensemble ce qu’il y a à guérir en vous ». Il me semble que ce questionnement initial est un point de départ fondamental à une bonne consultation. Sans cette « guideline » fondamentale, on est rapidement submergé par l’hétérogénéité des symptômes, et on finit par « tirer sur tout ce qui bouge ».
L’originalité des médecines douces par rapport à la science allopathique est de viser l’humain, et non ses seuls symptômes ou ses diverses parties (reins, foie,...). Un naturopathe, un homéopathe ou un praticien de MTC ne cherche pas à guérir une maladie, mais bien un être humain qui souffre. Quand la douleur est trop forte, il est légitime de vouloir la soulager par des traitements symptomatiques doux et naturels. Mais il ne faut pas perdre de vue que ceux-ci ne sont que des béquilles temporaires qui ne serviront à rien s’ils ne sont pas accompagnés d’un traitement de fond.
Pourtant, même le traitement de fond le mieux choisi ne fonctionnera pas s’il n’y a pas l’accord profond du patient avec la thérapie. Or cet accord profond n’est nullement acquis, quand bien même le patient le clamerait-il. En effet, tout traitement holistique implique un rééquilibrage global de la personne. Et qui dit rééquilibrage global de la personne implique nécessairement l’évolution de celle-ci. La seconde question, implicite, qui se pose donc au patient est la suivante :
« Accepterais-je d’évoluer pour guérir ? »
Vu sous cet angle, le rôle du thérapeute est alors somme toute assez humble : il accompagne le patient dans son cheminement, en acceptant le libre arbitre de ce dernier. Car, en dernier ressort, c’est bien le patient accompagné par le thérapeute qui guérit, ou non.
Mais ceci est une autre histoire.

Bruno Supiot (Toulouse, France)
bruno@supiot.org -- http://www.supiot.org

6 août 2012

Les abeilles disparaissent…


Les abeilles sont des insectes hyménoptères. Elles butinent c’est-à-dire qu’elles volent de fleurs en fleurs à la recherche de nourriture. Ainsi, elles récoltent le pollen mais aussi le nectar, la propolis et le miellat.
Un des rôles les plus importants des abeilles est la pollinisation : en effet, en butinant, elles transportent le pollen de fleurs en fleurs ce qui permet d’assurer la reproduction de nombreuses plantes de la famille des angiospermes et des gymnospermes.
Sans les abeilles, la biodiversité diminuerait et de nombreuses espèces de plantes disparaitraient.
Les producteurs d’arbres fruitiers sont particulièrement concernés par la bonne santé des abeilles car la production dépend fortement du travail de pollinisation de ces petits insectes.
« Si les abeilles venaient à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre années devant elle » est une citation communément attribuée à Albert Einstein alors qu’il n’en est rien (elle date de 1994, soit 39 après le décès du célèbre scientifique…). Toutefois, cette phrase ne manque pas de sens car si les abeilles disparaissaient, tout un écosystème serait déséquilibré : de nombreuses plantes ne seraient plus pollinisées ce qui aurait pour conséquence leur disparition mais aussi celle de nombreux animaux, sans parler de la catastrophe dans le monde agricole.

Malheureusement, depuis les années 1990, on assiste à un pic de disparition des abeilles : on parle syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ou CCD pour Colony collapse disorder. Ce phénomène évolue sur le mode épidémique et bien que de nombreuses études soient en cours, il reste encore largement inexpliqué.
De nombreux facteurs sont avancés, au premier rang desquels les pesticides utilisés par certains agriculteurs et des attaques virales.
En 2009, un colloque a eu lieu et énonça quarante facteurs qui interviennent potentiellement dans la disparition des abeilles. Des infections parasitaires, fongiques et virales seraient en cause, tout comme l’utilisation d’insecticides dans les cultures et le développement des cultures OGM. 

Malgré les alertes et les appels à l’aide des apiculteurs depuis de nombreuses années qui réclamaient la suppression de l’utilisation d’insecticides comme le Gaucho ou le Régent TS, rien n’est réellement fait : les lobbies industriels font foi et écrasent littéralement les demandes des apiculteurs. Il faudra attendre de nombreuses années pour que finalement l’impact de la disparition des abeilles se ressente sur la production agricole à plus grande échelle et pour que finalement certains insecticides soient interdits. Mais ne nous faisons aucune illusion, ils n’ont pas été interdits en raison de leur réel impact écologique mais plutôt parce que si la production agricole de certaines céréales ou plantes venait à diminuer, les marchés vont s’envoler…
Il est bien triste de constater que rien ne change et que les leçons ne sont pas retenues. Mais finalement, en raisonnant ainsi, l’homme s’empoisonne lui-même. J’ai eu l’occasion de discuter avec un médecin pédiatre récemment qui m’a expliqué que depuis le début de sa carrière, il assiste à une augmentation des malformations génitales chez le petit garçon (hypospadias, malformation de l’abouchement de l’urètre), la pollution environnementale n’y serait pas étrangère….

On entend certaines personnes dire : « il  faut espérer qu’il ne faudra pas attendre des catastrophes pour que les choses changent ». Malheureusement, les « catastrophes » sont déjà là !
Olivier Belva, apiculteur dans le sud de l'Ardèche et président de l'Unaf, se souvient. "Lorsque j'étais enfant, mon père me disait qu'à partir de 5% de destruction, il fallait se poser des questions." La moyenne nationale est montée à près de 30% !

Il faut également savoir que 30% du contenu de notre assiette est lié à la pollinisation et les abeilles font parties des meilleurs insectes pollinisateurs.
Si elles venaient à disparaître, la qualité du contenu de notre assiette serait fortement altérée.

Il reste donc à espérer que comme la tendance est à ne jamais faire de choses désintéressées et à l’égoïsme, les responsables prendront peurs et craindront de ne plus faire si bonne chère. 

Ainsi, ils se mobiliseront, certainement pas dans le but premier de sauver les abeilles mais bien le contenu de leur assiette… !

Cordialement,
Laure Martinat