16 novembre 2011

Êtes-vous déjà allé chez un praticien de la médecine orientale?

Tout le monde est allé voir le médecin, au moins une fois dans sa vie. Et le dentiste? Peu de gens ne savent pas comment se déroule une visite de routine. Mais, savez-vous ce qui vous attend lors de votre première visite chez le praticien de médecine orientale?

Il  y a des variantes et diverses approches, bien entendu, mais dans les grandes lignes, vous pouvez vous attendre à une visite qui ressemble beaucoup à ce qui suit.

Déroulement d’une séance

Au cours de la première consultation, le praticien privilégie toujours le diagnostic : c’est en effet de la justesse et de la précision de ce dernier que dépendra l’efficacité du traitement. Durant l’interrogatoire, le praticien passe au travers de toute l’histoire du sujet, observera le teint, le pouls, la langue, qui lui révéleront des indices importants. Une fois le choix des points effectué, le praticien les stimulera par différentes méthodes. Ce sont ces méthodes qui donneront le nom de la thérapie :

  • Acupuncture : aiguilles d’acier, laiton, inoxydable, or ou argent
  • Moxas : herbes que l’on chauffe sur le point, ou les ventouses sont des compléments thérapeutiques utilisés au gré du praticien.
  • Électropuncture : le stimulateur électronique (certains font également le diagnostic)
  • Laser thérapie : la stimulation laser
  • Acupression : massage chinois ou acupression, digitopuncture, shiatsu...
  • Ultrasons et ondes lumineuses : appareils qui dégagent des ondes allant de l’ultrason aux ondes sonores ou lumineuses.
On peut constater une amélioration dès la première séance ou, au plus tard, après le quatrième traitement. Pour que le traitement soit efficace à long terme, on recommande une dizaine de séances.

L'information ci-dessus est tirée de l'excellent cours offert par le CMDQ: 

Bonne consultation!
Sheryl-Anne

13 octobre 2011

Automne sans rhume ni grippe

En tant que professionnel de la santé, il nous arrive souvent qu'on nous demande comment prévenir les rhumes et grippes si fréquents à ce temps-ci de l'année. Et, une fois que la maladie est installée, comment en minimiser les effets déplaisants.
La première chose à faire, consiste à renforcer son système immunitaire. Comment vous arriverez à cette fin dépend entièrement de vous. Il y a de superbes modalités, efficaces, sans effets secondaires. Certains opteront pour l'homéopathie, d'autres pour la naturopathie, certains préfèrent prendre quelques suppléments, des vitamines, d'autres des herbes médicinales. Encore d'autres, adaptent leur alimentation.

  1. Au point de vue nutritionnel, nous savons que ce qui entre dans la bouche carbure l'organisme humain, ce qui inclut son système immunitaire. Des protéines de qualité, des vitamines et des minéraux en quantité suffisante et de bonne qualité sont tous essentiels. Consommez une abondante variété de légumes et fruits colorés pour faire le plein d'antioxydants; ajoutez du lin, des noix de Grenoble ou du poisson pour augmenter votre apport d'oméga-3.
  2. Faites de l'exercice pour stimuler votre réponse immunitaire, mais ne vous épuisez pas: 30 minutes entre 3 et 5 fois par semaine suffisent. Un exercice trop vigoureux ou trop fréquent renverse les effets positifs et affaiblit le système immunitaire.
  3. L'arrivée des affections du système respiratoire coïncide avec un air intérieur plus sec, souvent dû au chauffage. On remédie simplement à cet inconvénient en installant des humidificateurs, qu'on entretient minutieusement afin de préserver la qualité de notre air à l'intérieur de la maison.
  4. Une saine flore intestinale augmente aussi les défenses immunitaires de l'organisme. On voit donc à consommer régulièrement des probiotiques, surtout si on a pris des antibiotiques récemment (ils tendent à détruire la flore intestinale). On peut acquérir de bonnes bactéries dans certains aliments fermentés, dont la choucroûte, le kimchi et bien sûr, le traditionnel yaourt (tous non pasteurisés, autrement, les bactéries qu'ils contiendraient seraient mortes et donc, inactives).
  5. Dormir suffisamment est au autre gage de santé immunitaire. On recommande généralement un minimum de 7 heures par nuit. Et ce, toutes les nuits!
  6. Les mesures hygiéniques habituelles épargneront à elles seules, beaucoup de maladies. On se lave régulièrement les mains à l'eau savonneuse, on évite les contacts avec les personnes malades, on se couvre la bouche lorsqu'on tousse, et le nez lorsqu'on éternue.
  7. Et bien sûr, on prend quelques jours de congé si on est malade: on récupérera plus rapidement et on évitera de contaminer tout notre entourage.
Certains suppléments peuvent aider lorsqu'on est confronté à un rhume ou à une grippe.
  1. Ginseng
  2. Vitamine C
  3. Échinacée
  4. Hydraste du Canada
  5. Ail (préférablement cru)
  6. Huile essentielle de menthe poivrée
  7. Réglisse (pour calmer les voies respiratoires)
  8. Sureau noir
Voilà. Quelques bons tuyaux à appliquer pour soi-même, et à refiler lors de nos consultations.

Santé!
Sheryl-Anne 

26 juillet 2011

Juteuse alternative pour une santé éclatante

Avez-vous déjà essayé d'extraire le jus d'épinards frais? Et de carottes? Pommes? Si vous avez jamais tenté l'expérience, vous savez qu'il faut beaucoup de légumes ou de fruits pour remplir un verre de jus frais. Et là réside tout l'attrait des jus frais pour la santé.

On ne pourrait jamais espérer consommer l'équivalent nutritionnel d'un verre de jus frais et bien vivant. Une fois toute la pulpe et la fibre enlevée, les éléments nutritifs deviennent disponibles pour une assimilation facilitée par notre corps. Il ne faut pas aller penser qu'il faut tout passer nos fruits et légumes à l'extracteur, cependant. Notre corps requiert une bonne quantité de fibres pour fonctionner adéquatement: en défaut, les déchets produits par notre métabolisme n'évacueront pas les lieux aussi aisément et le blocage nous guette inévitablement. L'alimentation vivante et crue fournit amplement de fibre pour recontrer les exigences de notre corps. Lorsque nous extrayons le jus d'une portion des fruits et légumes que nous consommons journalièrement, nous pouvons maximiser notre apport nutritionnel. Cela rend l'obtention et l'assimilation des apports nutritionnels recommandés à partir de notre alimentation plus facilement atteignable, réduisant la nécessité des suppléments! Read More L'extraction du jus nous permet d'obtenir les nutriments de légumes que nous ne mangeons pas habituellement ou dont nous ne mangeons pas d'assez grandes quantités. Un exemple: les légumes feuillus vert foncés. La plupart des personnes crudivores mangent une grosse salade par jour. Mais extrayez le jus d'un paquet complet d'épinards, ajoutez-y du céleri et peut-être quelques carottes: voilà une superbe façon d'ajouter de la valeur nutritive à votre alimentation! Ça vaut tellement la peine de prendre cette bonne habitude.
Faites-vous l'expérience de certains des symptômes suivants ?
  • fatigue, épuisement, syndrome de fatigue chronique, fibromyalgie
  • maux de têtes ou céphalées fréquent(e)s
  • psoriasis, acnée persistante, éruptions cutanéesÉtat toxique
  • cheveux et ongles casssants
  • douleurs musculaires, articulaires, arthrite
  • odeur corporelle
  • langue épaisse
  • problèmes cardiovasculaires
  • excès de poids
  • sinusites à répétition ou chroniques
  • sensibilités environnementales (aux odeurs, aux produits de nettoyage, etc.)
  • puissantes et irrésistibles fringales
  • sautes d'humeur ou anxiété, dépression
  • mémoire et/ou concentration défaillante(s)
  • rhumes et grippes fréquents
  • insomnie ou troubles du sommeil
  • asthme
  • allergies alimentaires
  • constipation et/ou diarrhée (ou alternance des deux)
  • flatulences et/ou ballonnements
Tous ces symptômes, et plus encore, résultent d'une surcharge toxique que le corps n'arrive pas à éliminer par les canaux habituels. Alors, il improvise, si on veut! D'où l'importance de prendre le temps de détoxifier, périodiquement. La détoxification, comme celle engendrée par le Festin de jus par exemple, est une partie intégrante, essentielle même, à tout programme visant à rétablir la santé et la vitalité. La détox, de son p'tit nom, s'avère un outil des plus utiles et efficaces pour notre bien-être physique, mental, émotionnel et spirituel. Lorsque l'élimination s'opère régulièrement et de la bonne manière, par les bons canaux, les toxines créées par les aliments chimiques, sur-traités et acidifiants sont évacuées avant de pouvoir endommager ou stresser le système digestif, permettant une meilleure allocation des ressources corporelles. Notre corps peut ainsi se consacrer à la reconstruction, à la réparation et à l'amélioration des tissus, sans devoir faire face à l'assaut constant de toxines.
Les enzymes qu'on retrouve en grande quantité dans l'alimentation vivante et crue, et qui se trouvent concentrées et plus facilement assimilables par l'extraction du jus des fruits et légumes frais, sont les catalystes de centaines de milliers de réactions chimiques s'effectuant au travers notre corps tout entier. Elles sont essentielles à la digestion, à l'absorption de la nourriture ainsi qu'à la production de l'énergie cellulaire. Les enzymes sont primordiales à la construction et à la reconstruction qui s'opèrent continuellement dans notre corps.
Les bénéfices découlant de la détoxification incluent :
  • moins de toxines stockées
  • vigueur immunitaire accrue
  • Jus vert libération du surplus de poids, atteinte et maintien du poids-santé
  • peau plus saine, douce
  • sinus libérés
  • meilleur sommeil
  • diminution ou élimination complète des fringales
  • revitalisation intégrale de tous les systèmes corporels
  • bien-être mental et physique, aussi bien que spirituel
  • plus d'énergie et de vitalité
  • sang purifié, pH équilibré
  • diminution ou élimination des allergies, sensibilités alimentaires et environnementales
  • digestion, absorption et élimination améliorées
  • concentration et mémoire accrues
À votre juteuse santé!!!
Sheryl-Anne

Le Feng Shui 風水 un concept intégré

Le principe Feng « vent » désigne les influences subtiles difficiles à percevoir, ou imperceptibles. Le principe Shui « Eau » désigne les influences plus denses, concrètes, plus évidentes et perceptibles.
C’est à partir de l’observation fonctionnelle du monde et de ses phénomènes que sont formalisées les bases de ce que nous nommerons  les Arts du Tao, berceau commun de 4 disciplines majeures, chacune d’entre elles ayant des fonctions différentes.



                                                                Bazi 八字                                         CIEL

Forme de connaissance                             Médecine Traditionnelle 中醫       HOMME
        Arts du Tao                                       Taijiquan太极拳


                                                                 Feng Shui 風水                                TERRE


Pour réaliser une étude Feng Shui correcte, il est nécessaire de connaître l’ensemble des disciplines liées au Feng Shui.

La vie humaine (expression sur un plan horizontal) est possible grâce à un axe vertical de relations d’influences de 3 plans interagissant : CIEL – HOMME – TERRE.
Le Bazi concerne « l’action du ciel » et permet de connaître ses biorythmes personnels de naissance, son hérédité énergétique (le ciel antérieur). Le Bazi, base fondamentale des Arts du Tao, met en évidence les influences énergétiques (troncs célestes et branches terrestres) de l’année, du mois, du jour, de l’heure de naissance d’un individu. Il éclaire sur la configuration énergétique sous laquelle un individu est né. Le Bazi permet au consultant de comprendre comment il fonctionne intimement, de donner une lecture médicale énergétique de son terrain de naissance et ainsi de connaître ses points forts et ses points faibles physio-énergétiques. Une lecture plus générale permet de mettre en évidence ses modes de fonctionnements naturels (bons ou gênants) face à la vie en général, les modes de réactions émotionnels et de comprendre certaines situations particulières. Il permet également de comprendre comment fonctionne l’autre (conjoint, collègue, associé), et par cela dédramatise beaucoup de situations conflictuelles. En effet chacun a des façons d’appréhender le monde différemment, avec ses paramètres personnels. Il suffit de les connaitre (et de les admettre) pour enfin s’apercevoir que « l’autre » ne réagit pas forcément contre nous…
La Médecine Traditionnelle s’occupe de « l’action de l’Homme », le plan horizontal. C’est la possibilité (relative) qui permet à un homme d’en aider un autre, par la connaissance et l’expérience qu’il acquiert. C’est le plan du libre arbitre, des décisions, de vouloir évoluer ou pas, de se soigner ou pas... C’est de l’action de l’Homme, de ses choix que résultera le déroulement de sa vie (en accord ou non avec les Bazi, qui représentent les qualités/obstacles innés).
Le taijiquan revêt une importance toute particulière par l’implication en tant qu’acteur direct dans l’expérience des Arts du Tao. Il est la clé de l’expérience et de la formalisation des autres plans. Si la serrure des autres plans n’est pas prête, la clé du taijiquan ne sert à rien, et prend la forme d’exercices sans grand intérêt. Le Taijiquan fait partie de « l’action propre de l’Homme », lui permettant de développer son pôle hyperdynamique jusqu’à son pôle hyperstatique, en relation avec « le ciel » (Bazi), la Médecine Traditionnelle (Homme) et l’intégration dans son espace (Terre).
Le Feng Shui concerne l’implantation de l’homme sur terre. C’est « l’action de la Terre » sur l’Homme. Comment l’individu se projette et intègre son espace en général, ou son logement en particulier. Sa façon de se projeter et d’appréhender son territoire peut avoir une action bénéfique pour lui ou contradictoire. Il s’agit de logique fonctionnelle, et non pas de décoration ou de recettes miracles.   
L’étude Feng Shui permet de mettre en évidence les influences (tant positives que négatives) du lieu de vie, de travail.
Une étude Feng Shui est toujours issue d’une étude Bazi. Ce n’est malheureusement pas souvent le cas. L’étude d’un lieu seul, n’a aucun sens, puisque chaque personne va l’appréhender différemment. Comme vous pouvez le comprendre, pour aider un individu à être en cohérence dans son environnement, il est nécessaire de bien connaître l’occupant (ou les occupants) et ses paramètres de fonctionnement personnel, tant sa constitution « médico-énergétique » que sa manière intime d’appréhender l’existence (socialement, émotionnellement…). Cela permet de potentialiser ces informations et de les accorder au sein du lieu, où finalement nous passons notre vie.
Une étude Feng Shui peut être réalisée pour déterminer comment synchroniser un logement (déjà bâti ou pas) à ses occupants. Il est souvent réalisé pour corriger une situation difficile vécue, puisque cette science humaine permet de mettre en évidence les déséquilibres sous-jacents (énergétiques, émotionnels, comportementaux...), d’apporter des corrections individuelles, et d’indiquer les cohérences possibles pour chacun de vivre dans un même lieu. Après avoir défini, commenté et proposé les corrections énergétiques avec le consultant, l’étude Feng Shui est projetée sur le plan de masse pour l’analyse et les corrections du jardin, ainsi que  des influences de l’environnement. L’étude est également projetée sur le plan d’architecte afin de formaliser l’ensemble des solutions à l’intérieur du logement.
Aujourd’hui, il existe plusieurs courants de Feng Shui, comme par exemple l’école des formes, l’école de la boussole, l’école des 9 secteurs 8 directions,  l’école des 24 montagnes, l’école des 72 dragons, l’école des 120 graduations, l’école des étoiles volantes… de quoi se perdre pour le pratiquant de base (très persuadé de son école) et plus encore pour un consultant.  En fait ce sont des niveaux de lecture. En réalité il n’y a qu’un seul Feng Shui complet comportant plusieurs niveaux de lectures, plus ou moins complexes (basés sur le Bazi du consultant).

  Gilles Goncalves D.O – D.M.T.O, Tuteur CMDQ

19 mai 2011

Les enzymes dans le métabolisme et la nutrition

L'enzyme est un composé biologique de nature protéique, soluble dans l'eau et qui catalyse les réactions biochimiques, on les appelle également biocatalyseurs.

Les enzymes sont synthétisées par les organismes vivants à partir de modèles variables d'une espèce à l'autre, mais constants et transmis héréditairement à l'intérieur d'une même espèce ; certaines maladies héréditaires peuvent s'expliquer par l'altération de l'un de ces modèles.


La constitution des enzymes 

Les enzymes sont habituellement des protéines.

Un grand nombre de systèmes enzymatiques résultent de l'association de deux molécules:

  • l'une protéique, détruite par la chaleur, responsable de la spécificité du substrat, prend le nom d’« apoenzyme »;
  • l'autre non protéique, non détruite par la chaleur, intervient directement dans la réaction et qui prend le nom de coenzyme.

Nous pouvons donc écrire :

Enzyme = Apoenzyme + coenzyme

L'apoenzyme est la partie protéique où se trouve le site actif composé de quelques acides aminés (qui se regroupent dans les structures secondaires et tertiaires, mais  s'éloignent dans la structure primaire).

Dans le site actif, il existe généralement deux sites :

  • Le site de fixation, où s’accrochent le substrat (la matière à transformer) et éventuellement la
  • Le site catalytique, lieu de la réaction enzymatique.

Coenzyme


La coenzyme est une molécule plus petite et plus résistante, elle provient le plus souvent de l'union d'un nucléotide et d'une vitamine du groupe B (thiamine, flavine, pyridoxine, niacine, acide pantothénique). Parfois il s’agit d’un simple ion métallique. Une même coenzyme peut s'associer à plusieurs apoenzymes.

[extrait du manuel de cours Métabolisme et nutrition du CMDQ. Inscrivez-vous maintenant!]

Sheryl-Anne

26 avril 2011

La vitamine C comme illustration de l'approche orthomoléculaire

"La vitamine C a été popularisée par le double prix Nobel Linus Pauling. Par exemple, le gorille sauvage de montagne (pesant de 120 à 160 kg) ingère quotidiennement entre 2000 et 4000 mg d'ascorbates (vitamine C) et parfois bien plus. L'homme occidental moyen ne prenant pas de suppléments en consomme quelques dizaines de milligrammes, et les apports journaliers recommandés de vitamine C sont de 60mg.

Il faut noter que la majorité des mammifères synthétisent leur propre vitamine C dans des quantités variables en fonction des stress subis qui équivaudraient, en tenant compte de la masse corporelle, à 10 000-20 000 mg par jour pour un humain adulte de corpulence moyenne. 

Tous les animaux anthropomorphes, y compris les humains, souffrent d'une erreur génétique les empêchant de synthétiser l'enzyme L-gulonolactone oxydase. Cette enzyme intervient dans la dernière étape d'une chaîne de réactions permettant de convertir le glucose en acide ascorbique.  

Cette mutation génétique serait intervenue il y a environ 25 millions d'années. Parmi les autres mammifères ne pouvant synthétiser la vitamine C se trouvent les cochons d'Inde et une espèce indienne de chauve-souris fructivore (Pteropus medius). 

La médecine orthomoléculaire propose de corriger ce déficit par l'apport de quantités comparables à celles synthétisées par les autres mammifères, à savoir plusieurs grammes par jour (quantité normalisée suivant la masse corporelle). L'extraction d'acide ascorbique dans de telles quantités à partir de sources naturelles serait fort coûteuse. L'adoption d'un mode de nutrition similaire à celle de ces primates ne semble pas compatible avec la civilisation. Il convient donc d'utiliser de l'acide ascorbique de synthèse. 

Il faut noter que certaines personnes pensent que la vitamine C de synthèse est nocive ou inefficace. On trouve dans le commerce des tablettes de vitamine C obtenues à partir de cerises acerola. Celles-ci coûtent beaucoup plus cher, au kilo, que l'acide ascorbique sous forme de poudre cristalline que l'on peut obtenir d'autres sources."

On peut appliquer cet exemple à tous les nutriments, vitamines, minéraux, enzymes, antioxydants, probiotiques et autres molécules biocompatibles bénéfiques pour la santé.

Cet article vous intéresse? Étudiez plus à fond ce sujet en vous inscrivant au cours Approches orthomoléculaires (cours 445).

21 mars 2011

Alimentation vivante? Alimentation vibrante!

Vous connaissez ma passion pour la santé, l'alimentation et surtout, l'alimentation vivante et crue santé ? Hé bien, si vous ne la connaissiez pas, je me confesse: je suis totalement et entièrement passionnée de cette façon de s'alimenter révolutionnaire!!!

Voici un extrait du cours offert par le Collège, intitulé "Métabolisme et nutrition" (cours 343, pour les curieux).

Beau défi pour l’humain: « s’accorder » avec sa nourriture

Voilà le 3e millénaire amorcé et pourtant, malgré tous les progrès technologiques accomplis, nous sommes toujours bien dépendants de notre environnement pour notre survie puisque l'apport de nutriments est indispensable à la santé de nos cellules. En sera-t-il un jour autrement? C’est à se demander, puisque tous les organismes vivants doivent entretenir un lien étroit et équilibré avec leur environnement extérieur s’ils veulent se nourrir et survivre.

C’est vrai qu’en Amérique du Nord et en Europe occidentale, peu de personnes n'ont pas de quoi manger. Or, pour être vraiment en santé, il ne s’agit pas uniquement d’avaler des substances qui font taire la faim mais encore faut-il que ces substances soient des aliments, i.e. qu’elles soient vraiment nourrissantes et sous une forme que l'organisme humain peut reconnaître.

Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas pour la plupart des produits achetés dans les supermarchés. Dévitalisée (ne contenant plus l’élan de vie), la majorité de ces substances, en plus d’apporter des calories vides, est nuisible à notre santé physique. Ces substances sans vie, encombrantes, qu’on ose encore appeler aliments, exercent également une influence majeure sur notre vie psychologique (la chimie de nos émotions) et notre vitalité spirituelle (notre goût, notre « appétit » de vivre).

Pour profiter d’une vie heureuse, pour que le courant vital « électrifie » l’ensemble de notre existence, il est donc majeur de comprendre les grands principes de l’alimentation vivante.

L’alimentation vivante est celle qui, encore fraîche et hautement vibrante, déborde de substances nutritives. Facilement assimilables, ces aliments laissent peu de résidus et ceux qui découlent de leur digestion s’éliminent aisément.

Parmi les aliments les plus vivants, les plus vibrants, les germinations et les jeunes pousses se retrouvent tout en haut de la liste, loin devant les autres. Simples et très économiques, ces « aliments nouveau-nés » regorgent de nutriments dont raffole notre organisme. Retrouvons la sagesse de nos ancêtres qui savaient faire germer et raccordons-nous aux aliments qui nous gardent vivants.

Vous avez apprécié? Alors, inscrivez-vous à ce superbe cours qui fait le tour de, non seulement l'alimentation vivante et crue, mais aussi d'autres grands courants nutritionnels comme le végétarisme, le végétalisme, le régime Kousmine, les combinaisons alimentaires de Shelton, le régime méditerranéen, et celui du Dr. Seignalet, The Zone, le régime selon les groupes sanguins et plus encore! Il traite aussi de l'anatomie-physiologie digestive, de plusieurs pathologies digestives et d'autres sujets liés au ... métabolisme et à la nutrition!

Pour bien saisir tout l'attrait de ce cours, je vous suggère de faire un bond sur la page descriptive sur le site du Collège. Tout y est.

Bonne lecture!
Sheryl-Anne

21 février 2011

Les inflammations ou les syndromes de chaud et de froid

Derrière cette dénomination en apparence simple, se cache un axe clé de la Médecine Traditionnelle Orientale.
Cet axe résume les différents types d’inflammations que l’on peut rencontrer.
Les inflammations sont des réactions à une attaque pathogène interne ou externe. En général, le premier symptôme est la douleur, accompagné ou non d’une rougeur, d’un gonflement. L’inflammation évoque la perturbation d’une zone corporelle, d’une articulation, d’un organe. Les inflammations sont plus ou moins graves, de la simple allergie cutanée à l’œdème de Quincke, de la colopathie fonctionnelle à la diverticulite aiguë, de l’entorse à la polyarthrite.
Pour la Médecine Traditionnelle Orientale les différentes inflammations peuvent provenir de 2 pôles distincts et opposés, que l’on retrouve indiqué dans le Wu Xing (Voir l’article sur les 5éléments) avec les notions de Feu et d’Eau.
L’Eau est le principe fonctionnel concernant les niveaux d’accumulation de l’organisme et la signature des refroidissements internes engendrant des perturbations vasculaires (vasoconstrictions) par exemple, qui peuvent provoquer des réactions inflammatoires par compensation. Si « l’Eau » est en déséquilibre, soit en hyperfonction ou en hypo fonction, alors les différents nutriments, électrolytes, échanges moléculaires, mouvements liquidiens (sang-lymphe) sont perturbés et génèrent des inflammations. Le pouls du patient sera lent, en surface ou en profondeur. La langue blanchâtre, avec plus ou moins d’enduit blanc.
Dans les cas d’insuffisance de l’élément « Eau » la moxibustion (chauffer à l’aide d’un bâton d’armoise) est très indiquée. Cette action se nomme couramment en Médecine Chinoise : « tonifier le Yang rein (ce qui n’a rien à voir avec les reins, mais provient de l’amalgame Eau/reins).
L’arthrose par exemple, est un cas typique d’une insuffisance Yang Eau. Son traitement type : l’acupuncture des méridiens et systèmes concernés, la moxibustion, des formules de plantes à base d’écorce de cannelle (Rou Gui), la cure régénérative de l’appareil ostéo-articulaire grâce à la gemmothérapie...
Le « Feu » est le principe fonctionnel concernant la régulation thermique, la vascularisation, le niveau de défense immunitaire, entre autres.
Le déséquilibre en excès d’énergie de cette fonction (car en lutte excessive) engendre également des inflammations. Le pouls du patient dans ce cas sera rapide, en surface ou profondeur. La langue est rouge, avec parfois un enduit jaune qui indique que la chaleur (inflammation) commence à brûler les liquides organiques. Dans ce cas d’excès de l’élément « Feu » il faut disperser l’inflammation dans les méridiens concernés, grâce à l’acupuncture, la pharmacopée, ou grâce à la gemmothérapie en utilisant Ribes Nigrum comme base de traitement.
Il peut être également nécessaire de stimuler les inhibiteurs naturels de l’inflammation, en fonction du diagnostic (populairement appelé Vide de Feu en jargon acupunctural).
Cet axe Eau/Feu est la grande clé des syndromes inflammatoires, et de la plupart des maladies. Mais il est nécessaire d’être très minutieux dans l’analyse fonctionnelle pour savoir quelle fonction (élément) est à l’origine du problème. D’autres axes ou fonctions peuvent être concernées, ou à l’origine de la maladie, c’est pourquoi il est nécessaire de mener le plus loin possible l’investigation et de ne pas se fier à l’habitude et aux évidences souvent trompeuses.
La classification des syndromes inflammatoires et infectieux est répertoriée par la Médecine Traditionnelle Orientale (Chinoise) depuis très longtemps, et un ouvrage en particulier, le «Shanghanlun » de Zhang Zhong Jing, écrit aux environs du 2éme siècle après J.C. reste le classique incontournable à lire dans ce vaste domaine. Ce livre n’est évidemment pas un manuel et reste assez hermétique sans l’aide de cours explicatifs, mais il garde le mérite d’occuper les longues soirées d’hiver de manière studieuse.
Gilles Goncalves tuteur T.A.P/MTO

17 janvier 2011

Quand l'hiver donne les blues...

Le trouble affectif saisonnier, ou les blues de l'hiver, affecte plusieurs milliers de personnes à chaque retour de la saison froide. Les symptômes les plus courants incluent une humeur maussade, de l'anxiété, de la léthargie, de la difficulté à dormir, une baisse de libido et un appétit accru. À ce qu'on sait en ce moment, le trouble se manifeste plus souvent chez les femmes que chez les hommes. Ce trouble touche plus les populations nordiques que celles vivant plus au sud, on le déduit facilement.

Le trouble affectif saisonnier se traite par une luminothérapie, de l'exercice, de la méditation et, éventuellement, quelques suppléments bien choisis.

Luminothérapie
On trouve maintenant un peu partout des boîtes spécialement conçues pour reproduire le rayonnement du soleil. Grâce à des ampoules fluorescentes et un filtre ultraviolet, on réussit en quelques 20 minutes, à recevoir une dose bénéfique d'ensoleillement artificiel qui activerait la production de sérotonine, une hormone qui aide à avoir le moral au beau fixe.

Exercice
Un entraînement quotidien d'entre une demie-heure et une heure est idéal tant du point de vue physique que du point de vue de l'humeur. L'activité physique augmente aussi la production de sérotonine.

Méditation
La pratique de la méditation abaisse le niveau de stress, on le sait tous. Préférez les techniques usant de focalisation, comme se concentrer sur une image mentale, un son ou un mot, ou une forme plus active de méditation, comme le tai-chi. Peu importe la technique, le résultat recherché consiste à diminuer le stress, ce qui allège le fardeau émotionnel de la personne affectée par le trouble affectif saisonnier.

Supplémentation
Finalement, si on ne réussit pas avec les techniques ci-haut mentionnées, on peut toujours recourir aux suppléments alimentaires. Un apport adéquat de vitamine D étant souvent difficile à obtenir l'hiver, il est recommandé de supplémenter durant ce temps de l'année. Les vitamines B aident avec le stress, alors en ajouter un supplément au régimen de la personne affectée ne peut qu'être bénéfique. Un complexe B contenant aussi du sélénium et du chrome ainsi qu'une bonne dose d'acide folique fera le meilleur effet.

Lumineusement,
Sheryl-Anne

Résumé d'article - Natural Solutions Dec/Jan 2011