3 décembre 2012

Rencontre typique d’un parcours atypique


Les diplômés du Collège sont nombreux à travers le monde grâce à nos formations disponibles par correspondance. Bien que, bien souvent, la distance géographique soit importante, nous ne perdons pas pour autant le contact avec nos étudiants. Ce mois-ci, nous vous proposons donc le témoignage d’une ancienne élève qui va nous conter son beau parcours…. Bonne lecture à tous !

Histoire d’un parcours atypique!
Par
Danielle L’Heureux, naturopathe

J’ai entrepris des études en naturopathie au Collège des médecines douces grâce à la maladie. En effet, j’ai souffert de colites ulcéreuses et ce sont les sombres pronostics du 
gastro-entérologue de l’époque qui m’ont suffisamment bousculée pour que j’en vienne à me prendre en mains. Dans un premier temps, j’ai commencé par m’intéresser aux médecines douces pour ma propre santé et, voyant les résultats positifs obtenus, j’ai décidé d’aller plus loin dans ma démarche et de devenir moi-même naturopathe.

J’ai obtenu mon diplôme du CMDQ en automne 1999 et j’ai ouvert mon cabinet dès l’hiver suivant. Tout en continuant d’étudier dans différentes sphères connexes, car je désirais pouvoir offrir une véritable approche globale de la santé, j’ai pu avec le temps et les expériences acquises, monter une clientèle assidue et fidèle. Dans mes premières années de pratique les gens me consultaient surtout pour divers problèmes de santé physique, tels que problèmes gastriques, migraines, fatigue, différentes douleurs chroniques ou encore pour faire de la gestion de poids. C’est aussi à cette période que j’ai pris conscience que le public en général manquait cruellement d’informations judicieuses face à leur santé et aux saines habitudes de vie à adopter. Parce que selon moi, le mandat d’un naturopathe est d’abord de faire de la prévention et de l’enseignement, j’ai eu l’idée de mettre au point plusieurs ateliers en alimentation saine et vivante pour les offrir d’abord à mes clients, puis au grand public. Tout en continuant de pratiquer la naturopathie avec une approche globale, j’ai donc commencé à offrir des ateliers et suis devenue, tout naturellement, coach-santé voire coach de vie. Jusque-là, rien de bien atypique dans la vie d’une naturopathe pratiquant une approche globale, me direz-vous!

En fait, mon véritable parcours non traditionnel a réellement commencé en 2005 lorsque
je suis déménagée en Mauricie. Comme je devais me refaire une nouvelle clientèle dans un nouveau patelin où je ne connaissais personne, suivant une intuition, je suis allée me présenter au Centre de santé des femmes de la Mauricie pour leur offrir mes services. Ce centre communautaire s’occupe de la santé des femmes depuis plus de 35 ans et j’avais lu dans leur dépliant, qu’il offrait, non seulement, des soins de santé physique, mais également des ateliers de toutes sortes faisant la promotion de la santé à tous les niveaux.

Comme mon approche et mes expériences étaient un peu différentes mais complémentaires des leurs, la coordonnatrice m’a, non seulement accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, mais m’a demandé de lui présenter, dès la saison suivante, des ateliers qui pouvaient venir étoffer leur programmation. C’est à ce moment que la véritable aventure a débuté pour moi. Non seulement, l’expérience acquise en tant que naturopathe pouvait m’être très utile, mais mes expériences de femme, d’enseignante, de coach et surtout d’être humain pouvaient, elles aussi, venir enrichir mes interventions auprès des gens.

Parallèlement au travail au Centre de santé des femmes, j’ai ouvert un nouveau cabinet privé et petit à petit la clientèle était de nouveau au rendez-vous. De plus, j’ai commencé à offrir des conférences sur la santé dans les différentes bibliothèques de la région afin de promouvoir de saines habitudes de vie auprès d’une clientèle souvent laissée pour compte, parce que vivant éloignée des grands centres.

Forte de ces expériences enrichissantes, un rêve d’enfance commençait à reprendre de la place dans mon cœur et dans mon esprit : Écrire un livre!....Un livre qui traiterait d’une approche globale de la santé comme je la conçois, mais surtout comme j’avais moi-même bénéficié avec le temps. Ce beau projet a pris forme et c’est à l’automne 2009 que mon
Petit guide pratique d’autoguérison a vu le jour. Ce petit guide est en fait une synthèse de mon approche, avec comme toile de fond, mon expérience personnelle de guérison profonde. Il a été très bien accueilli par un public nombreux et les commentaires, jusqu’à ce jour, sont fort élogieux.

Pour moi, l’écriture a tellement été une expérience formidable que j’ai décidé en 2011 de récidiver, avec un autre petit guide ayant pour thème, cette fois-ci, la méditation. En effet, depuis plusieurs années déjà, je pratique la méditation quotidiennement et j’anime des ateliers de méditation guidée depuis près de quatre ans. C’est d’ailleurs à la demande répétée des participants de ces ateliers que j’ai décidé de rédiger ce petit guide praticopratique, des questions les plus souvent soulevées. Le CD de visualisations guidées qui l’accompagne est aussi un autre projet qui me tenait à coeur, car il vient compléter à merveille le propos du livre. Le Petit guide pratique de méditation et son CD de visualisations guidées ont été lancés au mois d’octobre dernier et les commentaires sont unanimes : ils sont des outils simples, concis qui donnent le goût de s’y mettre dès maintenant! …J’ai encore une fois gagné mon pari, car je voulais, par ce petit bouquin, faire passer le message que la méditation est une méthode simple et accessible à tous, de se faire du bien, autant aux niveaux physique, psychique qu’énergétique.

Pour vous offrir encore plus de mon trajet, disons-le, un peu différent, j’ai, au printemps
2012, eu l’idée de réunir des personnes pour chanter des mantras. Vous savez sans doute que les mantras sont des chants sacrés qui font du bien autant à ceux qui les chantent que ceux qui les reçoivent. J’en ai donc parlé autour de moi et rapidement une chorale de 40 personnes : femmes, hommes et enfant, âgées de 9 à 78 ans, était formée! Après quelques heures de répétitions, nous avons fait l’enregistrement de ce CD de mantras, en nous unissant, mais surtout en y mettant tout notre amour et notre âme….. Et la magie a opéré, car, exactement comme je l’avais perçu lorsque l’idée avait germé, ce CD rejoint les personnes au plus profond de leur cœur et de leur âme. Plusieurs m’ont dit avoir vu une amélioration notable de leurs symptômes physiques, psychiques et énergétiques, tandis que d’autres témoignent ressentir une sensation de calme et de paix profonde à son écoute. Évidemment, j’en suis ravie et surtout heureuse de constater tout le bien et le support que nos chants peuvent apporter.

Enfin, pour terminer, l’été dernier, j’ai suivi une formation pour devenir célébrante de mariages et autres célébrations (baptêmes, funérailles ou autres rituels de passage).
J’avais, depuis un certain temps déjà, le goût de vivre et de partager avec les gens, des moments importants de leur vie. Souligner de façon rituelle et spirituelle, ces étapes de nos vies où nous ne serons plus jamais les mêmes…où nous célébrons l’amour, l’amitié, les engagements, le temps qui passe et bien d’autres choses encore...Présentement en stage de formation, j’ai célébré cet automne, 3 mariages en tant que célébrante-stagiaire, et je serai prête à débuter mes nouvelles fonctions dès janvier 2013!

Comme vous pouvez le constater, le parcours d’un ou d’une naturopathe n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Toutefois, dans mon cas, il a été, et est toujours, rempli de merveilleux défis et de surprises. À mon avis, l’important est de rester bien ouverts aux expériences que la vie nous envoie et de parcourir notre chemin au fur et à mesure qu’il se dessine devant nous. D’accueillir avec joie et sérénité les aventures nouvelles, de nous laisser aller vers notre voie, afin que les « hasards » de la vie nous amènent où nous devons être au moment présent. Et surtout dire « OUI , je le veux! », lorsque nous entendons un appel du cœur!

Danielle L’Heureux, naturopathe
Thérapeute en santé globale et énergétique
Conférencière, auteure et célébrante
Pour en savoir davantage, vous pouvez communiquer avec moi au :
Tél. : 819 371-2213
ou par courriel :
danielle@daniellelheureux.ca

En ce mois de décembre, toute l’équipe du Collège se joint à moi pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année ! 


5 novembre 2012

L’importance du côlon dans la guérison

Lors d’une précédente infolettre, nous avons parlé des probiotiques et de la flore intestinale. Nous allons aujourd’hui poursuivre sur ce sujet en insistant sur l’importance d’avoir un côlon sain. 

Petit rappel important : nous savons que nous hébergeons dans notre côlon une flore bactérienne indispensable qui contribue à la bonne santé de notre organisme. Les bactéries peuvent également être synonymes du mot « amies ». En effet, elles participent à la digestion mais elles ont également un rôle majeur dans notre système immunitaire, sans lequel nous ne serions pas capables de faire face aux diverses agressions quotidiennes dont est victime notre organisme. 

Nous ne reviendrons pas sur la notion d’obésité en lien avec les probiotiques sous forme de compléments alimentaires. Pour cela je vous invite à visiter notre blog à l’adresse suivante : http://blogue-cmdq.blogspot.fr/2012/07/les-probiotiques-ces-bacteries-qui-nous.html

Nous parlons ici du fait que notre côlon abrite une flore endogène qui nous permet de vivre en bonne santé. Par conséquent, si nous « individualisons » le côlon, nous pouvons faire une corrélation entre un côlon sain et un organisme en santé. 
Si le côlon n’est pas sain, si sa flore est déséquilibrée, alors différents maux apparaitront tels que la constipation, la diarrhée, voire une alternance des deux parfois mais aussi des inflammations, des pathologies de la peau etc. Le côlon est d’une importance majeur pour le fonctionnement de notre organisme. 

Des études ont démontré qu’il existait des déséquilibres dans la flore intestinale chez des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer : cela ne se limite donc pas aux pathologies digestives.

De plus, le côlon est un reflet de notre état émotionnel : des désordres intestinaux sont fréquents en cas de stress, d’anxiété, de nervosité. Quelqu’un qui ressent une profonde colère et qui la retient pour diverses raisons pourra être sujet à des épisodes de constipation par exemple. Autre exemple marquant, il sera recommandée à une personne souffrant de la maladie de Crohn d’avoir le meilleur équilibre émotionnel possible et d’éviter les sources d’anxiété et de stress afin de limiter les crises.

D’ailleurs, le système nerveux du côlon est tellement développé que parfois, il est considéré comme un deuxième cerveau. Le système nerveux entérique est d’ailleurs très sophistiqué, constitué de différents plexus. Il contient plus de cellules nerveuses que la colonne vertébrale par exemple.

Un côlon sain est un côlon qui fonctionne correctement : il participe à la constitution des matières fécales et il régule le transit. Il est donc normal d’aller à la selle chaque jour afin d’évacuer les matières qui progressent le long du côlon. Quand elles arrivent dans le rectum, la sensation de besoin apparaît. Si l’on ne va pas aux toilettes, le rectum joue son rôle de réservoir, il se distend et permet de garder les matières en attente d’évacuation. 
Il est important d’aller aux toilettes lorsque le besoin se fait sentir et il faut éviter de se retenir. En effet, il est important d’éviter que les matières ne stagnent trop longtemps dans le côlon. Il a pour fonction de terminer les processus de digestion et de faire progresser les matières qui doivent y rester le temps nécessaire à la réalisation de ces tâches mais il ne doit pas avoir pour rôle celui de conservation des matières alors que les processus de digestion et de fermentation physiologique sont terminés. 

La persistance des matières dans le côlon fragilise la flore endogène, favorise la formation de flatulences : le côlon se remplit de gaz, ce qui provoque des douleurs abdominales le plus souvent.

Les maux de ventre, les flatulences, les mauvaises odeurs ne sont pas normales et témoignent d’un dysfonctionnement du côlon. 
Et là encore, les bactéries de la flore intestinale jouent un rôle primordial.

Mais d’ailleurs d’où viennent-elles ? 

Quand vous êtes dans le ventre de votre mère, votre tube digestif est stérile : il ne contient aucune bactérie. Lors de l’accouchement, le bébé passe par la filière génitale de la mère : il va se produire un ensemencement à partir de la flore vaginale maternelle, celle-ci étant directement dépendante de la flore intestinale. Il est donc très important que la mère bénéficie d’une flore intestinale en bonne santé car c’est elle qui va déterminer celle de son enfant. 

Et les enfants nés par césariennes ? C’est une bonne question effectivement. Puisqu’ils ne passent pas par la filière génitale, leur ensemencement se fera à partir de l’environnement. Or, nous pouvons supposer que l’environnement hospitalier n’est pas le meilleur endroit afin de développer une flore de qualité. On reconnaitra d’ailleurs aisément ces enfants car ils souffrent souvent d’asthme, d’eczéma. Il faudra donc veiller particulièrement à la restauration d’une flore intestinale de qualité.

Mais comment ? 

L’alimentation reste encore une fois notre meilleur « cheval de bataille » : il faudra éviter de consommer des sucres simples en excès, des graisses de mauvaise qualité, trop de protéines et donner priorité aux fruits, légumes, céréales complètes, poissons gras, huiles vierges de première pression à froid.

L’apport en fibres est à surveiller : ce sont des prébiotiques indispensables à la bonne santé de notre flore intestinale.

Dans la mesure du possible, les aliments biologiques sont à privilégier : ils ne contiennent pas de résidus de pesticides qui nous empoisonnent ainsi que notre flore intestinale.

Une solution intéressante et parfois oubliée : les produits lactofermentés. Ils sont excellents pour notre santé. Ils participent au maintien d’une flore en équilibre. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, leur goût est délicieux. A tester absolument !

5 octobre 2012

Vivez l’expérience du jeûne !


Le thème du jeûne est fréquemment abordé dans la littérature mais aussi lors d’émissions de télévision ou encore à la radio. Relativement bien médiatisé, c’est presque devenu un rite qui mérite le coup d’œil, alors suivez-moi à la découverte de votre moi intérieur…

Qu’il soit partiel ou complet, le jeûne est un excellent moyen de nettoyer notre organisme afin qu’il retrouve l’élan vital, bien souvent égaré en raison de notre façon de nous alimenter mais aussi de notre mode de vie stressé et stressant, de notre environnement de plus en plus souvent souillé par la pollution et de tout autre facteur qui contribue à la perte de notre énergie vitale.

Notre organisme, surchargé par divers composés, trouve dans le jeûne un moyen de les éliminer, de se nettoyer et ainsi de retrouver un fonctionnement sur des bases plus saines. 

La tradition du jeûne remonte à l’Antiquité : Hippocrate recommandait déjà le jeûne dans le cadre d’une approche globale de la santé, Socrate le pratiquait régulièrement : il jeûnait pendant 10 jours afin de conserver un bon équilibre mental et physique. Le jeûne a cheminé à travers l’histoire et est devenu une sorte d’institution puisqu’il existe aujourd’hui des centres dévolus à l’encadrement de sa pratique.

Petit point important à rappeler avant que nous poursuivions sur le chemin du jeûne : avant de commencer un jeûne, il convient de vérifier son état de santé lors d’une consultation avec son médecin, particulièrement chez les personnes qui prennent des traitements au long cours. De plus, certaines pathologies graves interdisent la pratique du jeûne.

Le jeûne complet ou intégral ne permet de consommer que de l’eau. On lui associe un repos complet qui permet à l’organisme de lancer les processus de nettoyage. Ces derniers peuvent d’ailleurs être bruyants et difficiles à supporter.
Attention toutefois, le jeûne intégral ne doit pas être poursuivi au de-là de 7 jours sans surveillance médicale. En effet, il est très éprouvant pour le corps et doit se faire dans des conditions spécifiques avec un encadrement adapté.

Le jeûne partiel ou modifié consiste en une restriction de ses apports alimentaires moins sévère : jus de légumes, jus de fruits etc. sont autorisés sous forme de cure. La perte en protéines endogènes sera alors moindre et l’impact sur l’organisme sera moins important et surtout moins brutal.
C’est un excellent moyen de débuter sur le chemin du jeûne car cette approche est plus douce et permet, en outre, de bénéficier des intérêts santé du type d’aliment autorisé. On pourrait presque le comparer à une sorte de monodiète. 

Les jus de légumes sont souvent utilisés dans le cadre d’un jeûne modifié. Outre leur apport en vitamines et minéraux, ils permettent de bénéficier des bienfaits des légumes utilisés. Par exemple, la carotte est excellente contre les rhumatismes. Elle est en outre très riche en antioxydants. Si on lui ajoute le céleri, il favorise la bonne santé du côlon, souvent soumis à rude épreuve au cours d’un jeûne. Il sera alors tout indiqué afin de soutenir la fonction intestinale dans son processus de nettoyage. 
Chaque légume a des propriétés propres et un tropisme particulier lui permettant d’être plus ou moins bénéfique sur tel ou tel organe. Il serait donc dommage de s’en priver !

Le jeûne est aussi l’occasion de rencontrer des personnes nouvelles, avec lesquelles nous allons partager cette expérience. C’est enrichissant sur le plan social mais aussi émotionnel. C’est en outre l’occasion de se retrouver avec soi-même, de faire un travail d’introspection, pas toujours aisé dans le brouhaha de la vie de tous les jours.

Tout ceci est très bien me direz-vous mais comment se déroule un jeûne ? Comment cela se passe-t-il au quotidien ?

Plutôt que de me lancer dans des explications sur le déroulement d’un jeûne, explications d’ailleurs que vous trouverez aisément sur de nombreux sites internet ou dans un nombre incalculable de livres qui traitent ce sujet, je préfère vous présenter un témoignage recueilli auprès de Maryse qui a effectué deux semaines de jeûne et qui a bien voulu nous faire le récit de son expérience. Nous la remercions vivement : grâce à elle, nous découvrons la réalité d’un séjour de jeûne.

Alors, en route….

Je m’appelle Maryse, j’ai 53 ans.
J’ai une formation d’expert-comptable, mais la nutrition et plus globalement la naturopathie m’ont toujours intéressée.

Lors d’un changement de vie professionnelle en 2009, j’ai décidé de suivre la formation du Collège des Médecines Douces du Québec  et de passer mon diplôme de naturopathe.

J’avais, avant de décider de faire ce jeûne de 2 semaines, déjà fait des monodiètes de jus de légumes et des cures de raisin.
Je m’avance donc sur un terrain connu.

Je n’ai pas de problème de santé et ne prends aucun médicament.

Mon objectif : la  détoxication et la perte de poids

Je mesure 1,73 cm et pèse 76 kg lorsque je commence ma descente alimentaire 4 jours avant la date d’entrée dans le centre de jeûne.

La descente alimentaire doit se faire en douceur :
J-4  suppression des protéines
J-3  suppression des féculents 
J-2  uniquement des légumes, crudités et fruits.
J-1  uniquement des crudités et des fruits.

Entrée dans le centre de jeûne J-1 le mardi 28 août à 16 h, je finis mon jus de fruits le soir.

Le jeûne débute le mercredi 29 aout au matin : je pèse 74,2kg. Mon tour de taille mesure 88cm et mon tour de cuisse 60cm.

Déroulement du jeune
Le principe est simple, de l’eau encore de l’eau et toujours de l’eau.
Le centre considère que le repos va de pair avec un jeûne à l’eau (il préconise la méthode de l’hygiéniste SHELTON )
Personnellement je fais une promenade d’une heure chaque jour et je prends le soleil également tous les jours.

Je fais une hydrothérapie du colon le mercredi après-midi pour éviter les réactions trop fortes de détoxication (maux de tête et de reins).

Les 3 premiers jours de jeûne se passent bien, je n’ai pas faim et ne ressent pas de malaise.
Par contre la 3ème nuit a été difficile, j’ai peu dormi à cause de douleurs dans les jambes et au niveau des reins.

Le samedi 1er septembre au matin, je pèse 71,6kg, mon tour de taille mesure 84cm et mon tour de cuisse mesure 59cm.


Semaine du 1er au 8 septembre

Les 4 premiers jours de la semaine ont été difficiles.
J’ai ressenti des douleurs dans les reins et au niveau des articulations des membres inférieurs. Je n’ai pas d’énergie et le moral n’est pas très haut.
Par contre je n’ai pas faim du tout et les moments passés avec les autres jeûneurs aident à passer le temps et permettent de partager l’expérience dans une ambiance chaleureuse.

Je suis contente du résultat obtenu à l’issue de 10 jours de jeûne.
Le samedi 8 septembre au matin, je pèse 68kg, mon tour de taille mesure 82cm et mon tour de cuisse mesure 57cm.

Semaine du 9 au 14 septembre

Les 4 derniers jours de jeûne sont relativement faciles.
Je ne ressens pas de sensation de faim, juste l’envie de manger des choses simples.

Je sens que j’aurais pu continuer une semaine de plus mais je suis ravie de reprendre l’alimentation le mercredi 12 septembre avec un jus de fruit 3 fois dans la journée, à boire très lentement.
Le jeudi 13 septembre, j’ai également droit à 3 jus de fruits.
Je termine l’expérience dans le centre le vendredi matin 14 septembre. Je pèse 66kg, mon tour de taille mesure 80 cm et mon tour de cuisse mesure 56cm.

A l’issue de cette expérience, je fais le bilan et voici ce que je retire de ces deux semaines de jeûne: Les bénéfices du jeûne sont nombreux.
En effet, je ressens une sensation de bien-être physique et psychologique. L’un de mes objectifs était la perte de poids : j’ai perdu 10kg (bien qu’une reprise de 2 kg soit considérée comme normale à l’issue d’un jeune de 15 jours).
Physiquement, mes ongles, habituellement mous et cassants, sont bien plus durs, mon teint est clair et ma mine reposée. J’ai l’air d’avoir 10 ans de moins (dixit mes 2 filles !)

Je ne vois aucun inconvénient à ces deux semaines de jeûne et j’ai l’envie de refaire l’expérience au moins une fois par an comme un nettoyage profond du corps et de l’âme.

Maryse, le 20 septembre 2012.

Pour aller plus loin : n’hésitez à visionner ce reportage sur le jeûne qui a été diffusé sur la chaîne Arte en France. Il est très intéressant et vous donne de plus amples explications sur les bienfaits du jeûne.

6 septembre 2012

Qu’y a-t-il à guérir en vous ?


Ce mois-ci, je vous propose de découvrir un article écrit par un de nos partenaires, Bruno Supiot, Praticien de la santé et Naturopathe en France. Il nous propose une réflexion intéressante qui nous concerne tous dans notre pratique.
Bonne lecture !

Lorsque je reçois un patient  pour la première fois, je lui pose souvent  la même question, après qu’il m’ait exposé les raisons de sa visite. Cette question est la suivante :
« Qu’y a-t-il à guérir en vous ? »
En règle générale, la personne en face de moi est très surprise, car elle croit de bonne foi me l’avoir expliqué l’instant précédent. Pourtant, ce n’est pas exactement ce qu’elle a fait : en réalité, elle m’a seulement décrit les symptômes qui la gênent et qu’elle désire voir disparaître. Or ces symptômes  ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Vouloir faire disparaître ceux-ci sans autre forme de procès aboutit à ce que les homéopathes appellent une suppression : la cause profonde qui provoquait ces symptômes n’ayant pas disparue, ceux-ci réapparaitront certainement plus tard, au même endroit ou ailleurs, souvent sous une forme plus grave (un cas classique de suppression étant  la  transformation d’un eczéma en asthme).
Revenons à notre patient. Si, en tant que thérapeute, j’en reste à sa demande initiale, je commets une double faute :
En ne cherchant pas les causes profondes, je risque presque à coup sûr de provoquer une suppression telle que je viens de la décrire, et aggraver en fait son cas.
 Je ne donne pas à mon patient l’opportunité de percevoir la situation plus en profondeur, et de grandir à partir de cette situation qui  le fait souffrir.

Demander au patient « qu’y a-t-il à guérir en vous ? » revient en fait à formuler la proposition suivante, plus juste : « Cherchons ensemble ce qu’il y a à guérir en vous ». Il me semble que ce questionnement initial est un point de départ fondamental à une bonne consultation. Sans cette « guideline » fondamentale, on est rapidement submergé par l’hétérogénéité des symptômes, et on finit par « tirer sur tout ce qui bouge ».
L’originalité des médecines douces par rapport à la science allopathique est de viser l’humain, et non ses seuls symptômes ou ses diverses parties (reins, foie,...). Un naturopathe, un homéopathe ou un praticien de MTC ne cherche pas à guérir une maladie, mais bien un être humain qui souffre. Quand la douleur est trop forte, il est légitime de vouloir la soulager par des traitements symptomatiques doux et naturels. Mais il ne faut pas perdre de vue que ceux-ci ne sont que des béquilles temporaires qui ne serviront à rien s’ils ne sont pas accompagnés d’un traitement de fond.
Pourtant, même le traitement de fond le mieux choisi ne fonctionnera pas s’il n’y a pas l’accord profond du patient avec la thérapie. Or cet accord profond n’est nullement acquis, quand bien même le patient le clamerait-il. En effet, tout traitement holistique implique un rééquilibrage global de la personne. Et qui dit rééquilibrage global de la personne implique nécessairement l’évolution de celle-ci. La seconde question, implicite, qui se pose donc au patient est la suivante :
« Accepterais-je d’évoluer pour guérir ? »
Vu sous cet angle, le rôle du thérapeute est alors somme toute assez humble : il accompagne le patient dans son cheminement, en acceptant le libre arbitre de ce dernier. Car, en dernier ressort, c’est bien le patient accompagné par le thérapeute qui guérit, ou non.
Mais ceci est une autre histoire.

Bruno Supiot (Toulouse, France)
bruno@supiot.org -- http://www.supiot.org

6 août 2012

Les abeilles disparaissent…


Les abeilles sont des insectes hyménoptères. Elles butinent c’est-à-dire qu’elles volent de fleurs en fleurs à la recherche de nourriture. Ainsi, elles récoltent le pollen mais aussi le nectar, la propolis et le miellat.
Un des rôles les plus importants des abeilles est la pollinisation : en effet, en butinant, elles transportent le pollen de fleurs en fleurs ce qui permet d’assurer la reproduction de nombreuses plantes de la famille des angiospermes et des gymnospermes.
Sans les abeilles, la biodiversité diminuerait et de nombreuses espèces de plantes disparaitraient.
Les producteurs d’arbres fruitiers sont particulièrement concernés par la bonne santé des abeilles car la production dépend fortement du travail de pollinisation de ces petits insectes.
« Si les abeilles venaient à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre années devant elle » est une citation communément attribuée à Albert Einstein alors qu’il n’en est rien (elle date de 1994, soit 39 après le décès du célèbre scientifique…). Toutefois, cette phrase ne manque pas de sens car si les abeilles disparaissaient, tout un écosystème serait déséquilibré : de nombreuses plantes ne seraient plus pollinisées ce qui aurait pour conséquence leur disparition mais aussi celle de nombreux animaux, sans parler de la catastrophe dans le monde agricole.

Malheureusement, depuis les années 1990, on assiste à un pic de disparition des abeilles : on parle syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ou CCD pour Colony collapse disorder. Ce phénomène évolue sur le mode épidémique et bien que de nombreuses études soient en cours, il reste encore largement inexpliqué.
De nombreux facteurs sont avancés, au premier rang desquels les pesticides utilisés par certains agriculteurs et des attaques virales.
En 2009, un colloque a eu lieu et énonça quarante facteurs qui interviennent potentiellement dans la disparition des abeilles. Des infections parasitaires, fongiques et virales seraient en cause, tout comme l’utilisation d’insecticides dans les cultures et le développement des cultures OGM. 

Malgré les alertes et les appels à l’aide des apiculteurs depuis de nombreuses années qui réclamaient la suppression de l’utilisation d’insecticides comme le Gaucho ou le Régent TS, rien n’est réellement fait : les lobbies industriels font foi et écrasent littéralement les demandes des apiculteurs. Il faudra attendre de nombreuses années pour que finalement l’impact de la disparition des abeilles se ressente sur la production agricole à plus grande échelle et pour que finalement certains insecticides soient interdits. Mais ne nous faisons aucune illusion, ils n’ont pas été interdits en raison de leur réel impact écologique mais plutôt parce que si la production agricole de certaines céréales ou plantes venait à diminuer, les marchés vont s’envoler…
Il est bien triste de constater que rien ne change et que les leçons ne sont pas retenues. Mais finalement, en raisonnant ainsi, l’homme s’empoisonne lui-même. J’ai eu l’occasion de discuter avec un médecin pédiatre récemment qui m’a expliqué que depuis le début de sa carrière, il assiste à une augmentation des malformations génitales chez le petit garçon (hypospadias, malformation de l’abouchement de l’urètre), la pollution environnementale n’y serait pas étrangère….

On entend certaines personnes dire : « il  faut espérer qu’il ne faudra pas attendre des catastrophes pour que les choses changent ». Malheureusement, les « catastrophes » sont déjà là !
Olivier Belva, apiculteur dans le sud de l'Ardèche et président de l'Unaf, se souvient. "Lorsque j'étais enfant, mon père me disait qu'à partir de 5% de destruction, il fallait se poser des questions." La moyenne nationale est montée à près de 30% !

Il faut également savoir que 30% du contenu de notre assiette est lié à la pollinisation et les abeilles font parties des meilleurs insectes pollinisateurs.
Si elles venaient à disparaître, la qualité du contenu de notre assiette serait fortement altérée.

Il reste donc à espérer que comme la tendance est à ne jamais faire de choses désintéressées et à l’égoïsme, les responsables prendront peurs et craindront de ne plus faire si bonne chère. 

Ainsi, ils se mobiliseront, certainement pas dans le but premier de sauver les abeilles mais bien le contenu de leur assiette… !

Cordialement,
Laure Martinat

11 juillet 2012

Les probiotiques: ces bactéries qui nous veulent du bien, oui mais…


Naturellement présentes au niveau intestinal buccal ou encore vaginal, certaines bactéries sont nécessaires à notre organisme pour fonctionner correctement.

En effet, tout est une question d’équilibre et leur présence permet d’éviter la prolifération d’autres souches de bactéries, nuisibles pour notre organisme. L’exemple le plus typique est celui de la prise d’antibiotiques : ils détruisent toute la flore, sans distinction entre les bactéries pathogènes qui sont à l’origine de la prise d’antibiotiques et celles avec lesquelles nous vivons en symbiose. La flore est alors déséquilibrée : les diarrhées sont fréquentes et ce déséquilibre fait le lit d’autres infections, notamment mycosiques. Il n’est pas rare de voir apparaître une mycose vaginale après la prise d’antibiotiques.

Notre organisme abrite donc un véritable écosystème : 100 000 milliards de bactéries appartenant à 400 espèces différentes. 99% des bactéries sont issues de 30 à 40 espèces. Elles agissent par plusieurs mécanismes : d’une part ce sont de véritables modulateurs de notre système immunitaire. En effet, il a été mis en évidence qu’elles sont capables de le stimuler si nécessaire mais aussi de tempérer son fonctionnement, par exemple en cas d’allergie. D’autre part, elles renforcent le rôle de barrière intestinale et empêchent les bactéries pathogènes de se développer.

Notre mode de vie a tendance à favoriser un déséquilibre au niveau de cette flore : les prises de médicaments, les plats préparés, les additifs alimentaires, et globalement un régime alimentaire déséquilibré se répercutent directement sur la bonne santé de ces bactéries endogènes et l’équilibre devient fragile, précaire avant de s’effondrer. La prise de probiotiques sous forme de compléments alimentaires, associée à une réforme alimentaire est actuellement recommandée par de nombreuses approches thérapeutiques afin de restaurer un équilibre durable au sein de cet écosystème fragile et bénéfique à notre santé.

Les souches de probiotiques :


Actuellement, il existe sur le marché différentes préparations de compléments alimentaires type probiotiques qui contiennent des souches différentes de bactéries. Les plus connues et les plus démocratisées si l’on peut dire, sont les bactéries lactiques, appelées ainsi car leur métabolisme permet la fabrication d’acide lactique :

  • Le genre Lactobacillus 
  • Le genre Bifidobacterium 
  • Le genre streptococcus (tous ne sont pas pathogènes).
  • Moins connue mais pourtant présentant diverses propriétés bénéfiques :
  • Saccharomyces cerevisiae (boulardii): la levure de bière vivante, qui est en fait un champignon microscopique et non une bactérie mais qui appartient bien au groupe des probiotiques.
Les différentes souches peuvent avoir un tropisme différents : elles possèdent des sites de prédilection : ceci signifie que certaines vont aller se développer  au niveau vaginal par exemple (Lactobacillus rhamnosus GR-1 & Lactobacillus reuteri RC-14) alors que d’autres se développeront au niveau intestinal (Lactobacillus acidophilus NCFM & Bifidobacterium bifidum BB-12).

Qu’en est-il de la forme ?


La plupart des compléments alimentaires sur le marché proposent des gammes de probiotiques sous forme de gélules contenant des bactéries vivantes. Bien évidemment, ne peuvent être mis sur le marché uniquement des compléments associant des souches dont l’innocuité a été, a priori, prouvée. Le problème majeur de l’utilisation des bactéries vivantes est leur grande fragilité. Elles sont en effet très sensibles aux agressions qu’elles rencontrent lors de leur passage dans notre tube digestif et particulièrement au niveau de l’estomac (suc gastrique, pH très acide). Les laboratoires et les industries doivent donc développer des gélules qui les protègent au maximum afin de préserver leur action.
Le laboratoire Parinat a développé des produits à partir de bactéries thermostabilisées fermentées : ils ne contiennent donc pas de bactéries vivantes, ce qui leur conféreraient une plus grande facilité d’emploi.

Nous savons donc que ces bactéries appartenant à la flore de notre organisme sont des bactéries amies qui contribuent à notre bonne santé quand l’équilibre est respecté.
Toutefois, de récentes études ont mis en évidence un possible lien avec le risque d’obésité et de surpoids.

Amies, oui mais…


En  septembre 2009, l’équipe de Pr Raoult, chercheur à l'Unité de recherche en maladies infectieuses et tropicales émergentes (CNRS/Inserm), avait déjà publié dans la revue Nature Reviews Microbiology : « les yaourts et les boissons lactées aux probiotiques, depuis près de vingt ans, auraient leur part de responsabilité dans l'épidémie d'obésité… ».

C’est ainsi qu’il s’est lancé avec son équipe dans un lourd travail de recherche sur l’utilisation des probiotiques et leur impact sur le poids. Ils ont donc analysé 82 études menées précédemment et chacune confirme un lien entre certains probiotiques et l’apparition de l’obésité.
En effet, l’analyse de l’écosystème bactérien des personnes obèses a révélé un déséquilibre par rapport à celui des individus de poids normal, avec la prédominance de certaines espèces bactériennes : les Firmicutes au détriment des Bactéoridètes.

Afin d’étayer ses hypothèses, le Dr Raoult se base, entre autre, sur une notion quasi-inconnue du grand public : l’utilisation des probiotiques dans l’élevage intensif (poulets, cochons, veaux) comme facteur de croissance. En effet, il avait été mis en évidence un impact des probiotiques sur la croissance : on constate une prise de poids des animaux, bénéfice incontestable pour cette industrie où le prix est fonction du kilo…

De plus, il apparaît que les concentrations utilisées dans les compléments alimentaires et dans les produits destinés à la consommation humaine enrichis en probiotiques (les yaourts notamment) sont proches de celles utilisées dans les élevages en tant que facteur de croissance. La mode de ces produits de consommation, particulièrement chez les enfants, pose donc le problème de l’innocuité et des risques sur leur croissance et leur poids.

En outre, les études confirmant les bienfaits de ces probiotiques sur la santé humaine sont peu nombreuses et présentent souvent des biais (études menées par les laboratoires eux-mêmes, résultats peu concluant sur l’efficacité réelle etc.). Les recommandations officielles sur les doses à administrer sont difficiles à trouver et restent souvent floues.

Les souches particulièrement à risque d’obésité sont au nombre de deux : Lactobacillus fermentum et Lactobacillus acidophilus, cette dernière faisant partie des plus communes et des plus largement utilisées.

Le professeur Raoult précise d’ailleurs : « Leur effet dépend de l'espèce de Lactobacillus utilisée, et de nouvelles études seront nécessaires pour préciser leur impact, mais il est important de regarder précisément quelles bactéries sont ajoutées, au moins pour l'alimentation des enfants ».

D’autres chercheurs réfutent cette thèse en expliquant que même si l’impact des probiotiques sur la croissance animale est avéré, la prise de poids ne se fait pas au niveau de la masse grasse.

Bien qu’il existe une controverse, ces découvertes ouvrent un champ de recherche important sur l’utilisation des probiotiques dans l’alimentation mais aussi dans les compléments alimentaires et nous rappellent que, bien souvent, les vérités d’aujourd’hui ne seront pas celles de demain.

Toutefois, il reste certain que l’équilibre de notre flore est important à préserver et qu’une vie saine associée à une alimentation équilibrée seront les premières armes contre toutes formes de déséquilibres et donc de pathologies.

Laure Martinat

7 juin 2012

Jeûnes et randonnées


À première vue ces deux activités nous semblent incompatibles.  Or, il est de plus en plus  fréquent de voir le jeûne associé à une activité physique douce nécessitant un effort modéré, comme la marche.  Ses bienfaits sont incontestables et bien concrets : une motivation pour effectuer les changements nécessaires à notre mieux-être, des bénéfices physiques mesurables et surprenants, un état d’esprit positif et créateur, une fierté d’accomplissement,  une rencontre avec soi et la nature.

À qui s’adresse les séjours de jeûne et randonnée?

Les séjours de jeûne et randonnée s’adressent à  des individus en santé qui ont le goût de se responsabiliser,  de se prendre en charge,  de poser des gestes concrets comme arrêter de fumer, manger cru, faire pousser la vie, modérer les sucres, les excitants, bouger, se ressourcer, perdre du poids, prendre du recul des vacances…   Peu importe le ou les objectifs visés,  l’expérience du jeûne nous aide dans l’acquisition de saines habitudes qui sont gage de santé et vitalité.

Pourquoi jeûner?

La manifestation de symptômes physiques ou psychologiques tout comme la maladie survient dans l’organisme lorsque la toxémie qui y existe surpasse le seuil de tolérance de notre corps. Peu importe d’où proviennent ces toxines (alimentation, stress, pollution, mode de vie incorrect), s’abstenir de nourriture permet de les éliminer.

En une semaine de jeûne et randonnée, on pourra se débarrasser d’une bonne partie des toxines, mais certainement pas de toutes.   Par la suite, la mise en place d’une bonne hygiène de vie en tenant compte des quatre piliers de la vitalité - l’activité physique, l’alimentation, l’équilibre émotionnel et le repos -  permettra de maintenir les acquis du jeûne. Ainsi, chacun des jeûnes suivants permettra un nettoyage plus en profondeur.

Et la randonnée dans tout ça?

Bien dosé, l’exercice physique influence positivement tous les systèmes du corps.  Que se passe-t-il lorsqu’on marche quelques kilomètres? Le rythme de la respiration s’accroît  tout en activant la force et la fréquence des battements cardiaques.  Le sang est propulsé plus rapidement, ce qui accroît les échanges gazeux, l’alimentation cellulaire et l’évacuation des déchets.  Les mécanismes d’élimination sont stimulés, (reins, intestin, poumons et peau) ce qui favorise leur travail.
Et surtout, les randonnées nous permettent d’être en contact avec tous les éléments de la nature et de profiter de ses bienfaits : l’air pour se rafraîchir, l’eau pour se purifier, se détendre et se dynamiser, la terre pour se décharger des ions positifs et le soleil pour nous apporter chaleur et vitamine D.  Une marche en conscience nous procure un calme intérieur en déviant notre attention de nos pensées parasites. Au bout du compte, une saine fatigue et une fierté d’accomplissement.

Une expérience inoubliable

Bien sûr,  les gens motivés et disciplinés peuvent suivre un programme de jeûne et randonnée seuls à la maison.  Cependant, sortir de notre cadre habituel, partager l’expérience avec d’autres, découvrir un coin de pays, obtenir des conseils, être rassuré à l’occasion,  tout cela facilite la pratique.  Cette expérience à priori rébarbative se transforme en vacances inoubliables pour le corps et l’esprit, en partage riche de connaissances où la rencontre des autres sera une motivation supplémentaire pour mettre en place les changements souhaités.

Chaque mois, des séjours de jeûne et randonnée sont offerts, avec diverses thématiques. La formule de base,  de type Buchinger,  privilégiée par la Fédération française des Jeûne et randonnée se compose d’eau, de tisanes, de jus de fruits et de bouillon de légumes.  Une invitée se joint parfois au groupe pour enrichir le séjour et pour nous faire profiter  de ses connaissances.  Lors des saisons plus froides, nous offrons aussi d’autres types de cures comme la mono-diète, l’alimentation vivante,  la cure de Breuss (jus de légumes) ou encore la limonade de Stanley Burroughs (citron et sirop d’érable).

Vous vous sentez interpellé par cette aventure? Communiquez avec nous au 1-888-977-2330 ou visitez notre site Internet pour connaître tous les détails.  www.jeuneetrandonneequebec.com

Nancy Gingras
Jeûne et randonnée Québec


Bibliographie
D. Mérien, « Jeûne et santé », Éditions Nature et vie, 1993
Dr F. Wilhelmi de Toledo «  L’art de jeûner », Éditions Jouvence, 2005
P. Jeveneton, «  Ma cure « détox » de A à Z » Éditons Plon, 2008
S.Asselin et G. Picotin, « Les quatre piliers de la vitalité » Éditions Québecor, 2010


Grâce à ce bel article, Nancy nous fait découvrir l’association du jeûne et de la randonnée. La randonnée est aussi l’occasion de découvrir une nature riche, luxuriante ou déserte, espiègle parfois quand notre pied se prend dans une ronce ou que l’on trébuche sur un caillou mais toujours bénéfique d’une façon ou d’une autre. Se promener dans la nature permet de découvrir des plantes qui peuvent vous servir dans votre quotidien. Saviez-vous que la Nature regorge de remèdes qui peuvent nous aider dans notre quotidien ?! Bien sûr me direz-vous ! Mais je vais vous donner quelques exemples, juste au cas où….

Le plantain est à savoir reconnaître : j’ai encore le souvenir de cette guêpe qui m’avait piquée le bras lors d’une promenade en forêt, la douleur était cuisante et la voiture avec l’huile essentielle de Mélisse à 2h de marche ! Tout en frottant mon bras pour essayer vainement de faire disparaître la douleur alors que je ne faisais que diffuser le venin, mon œil a été attiré par les belles et grandes feuilles vertes du Plantain lancéolé. Mon sauveur ! Je me penchais pour arracher délicatement une feuille et la froissais dans ma main avant de l’appliquer sur la piqûre. Quel soulagement !

La Violette odorante se rencontre parfois dans les prairies ou à l’orée d’un bois. Quel parfum suave et enivrant ! On aurait envie de les croquer ! Soit ! C’est ainsi que l’on peut cueillir quelques-unes de ces précieuses fleurs de la couleur de l’améthyste et en faire de délicieux bonbons. Une fois rentré à la maison,  il me suffit de battre un blanc d’œuf puis de l’appliquer au pinceau sur les pétales. Je trempais ensuite ces petites boules de neige dans du sucre en poudre puis au four quelques minutes.  De magnifiques sucreries violettes étincelaient sur la plaque de mon four. Il ne faut pas obligatoirement une raison pour en manger mais sachez que ces bonbons  font des merveilles dès que votre gorge commence à gratter et que l’angine pointe le bout de son nez !

Mais la Nature ne nous offre pas que des plantes destinées à régaler nos papilles : le Bouillon-Blanc par exemple fera appel à votre sens du toucher ! Comment me direz-vous ? Mais qu’a-t-il de si particulier ? Fermez les yeux et tendez la main… les feuilles sont poilues, duveteuses. Le premier mot qui vous viendrait à l’esprit serait moelleux ! En effet, si je ne vous avais pas prévenus, vous auriez pu penser que je vous tendais un morceau de tissu de laine claire ! D’ailleurs son nom latin vous aurait mis sur la piste : Verbascum thapsus. Verbascum dérive du latin barbascum, issu de barbatus qui signifie « couvert de poils ».

La Nature renferme des trésors, à nous de savoir les découvrir et les protéger ! Bonne ballade !

Laure Martinat

7 mai 2012

Les suppléments vitaminés rendent plus intelligent ?!


Bien que leur découverte scientifique date du début du XXème siècle, les vitamines ont toujours été pressenties comme indispensables et nécessaires à notre organisme.
En effet, Hippocrate lui-même, au Vème siècle avant J.C, avait déjà énoncé : « La nourriture sera votre médicament et le médicament sera votre nourriture ». Bien évidemment, il ne savait pas que les vitamines étaient effectivement des vitamines mais il avait déjà compris que notre nourriture renfermait des choses importantes que notre corps n’était pas capable de synthétiser et qu’il fallait les apporter depuis l’extérieur. Les aliments servaient donc à la thérapeutique mais également en prévention pour garder une bonne santé.
Bien plus tard, dans la deuxième partie du XIXème siècle, le Dr Christiaan Eijkman fut envoyé dans les Indes néerlandaises afin d’étudier une maladie qui sévissait à l’époque dans les colonies des pays rizicoles : le béribéri, une maladie très sévère qui provoque une insuffisance cardiaque et atteint le système nerveux. Il a travaillé sur le mode d’alimentation et a pu mettre en évidence un lien entre la consommation de riz décortiqué et l’apparition de la maladie. Cette dernière est en réalité due à un déficit en vitamine B1 que l’on retrouve effectivement dans l’enveloppe des végétaux. 
Un autre exemple, non moins fameux, de l’utilisation des aliments afin de traiter ou prévenir une maladie fut celle de la vitamine C et des marins britanniques au XVIIIème siècle. Les équipages de la Royal Navy étaient décimés par le scorbut, une maladie grave provoquée par une carence importante en vitamine C et cela avait pris une telle ampleur que ce terrible mal était plus redouté que les ennemis de la couronne ! James Lind, médecin écossais, fit, le premier, le lien entre la consommation d’agrumes et la guérison des marins. En effet, il mit en place une sorte d’essai clinique : il mena une expérience avec 12 marins britanniques atteints du scorbut, qu’il divisa en groupe de deux individus.  Chaque groupe recevait la même alimentation générale et un composé supplémentaire de façon quotidienne : le cidre, de l'acide sulfurique, du vinaigre, une concoction d'herbes et d'épices, de l'eau de mer et des oranges et citrons. 
Résultats de l’expérience : seuls le duo de marins qui recevait les oranges et les citrons furent guéris du scorbut ; quant aux autres… James Lind avait ainsi mis en évidence un lien entre la consommation d’agrumes et la prévention (et la guérison) du scorbut.  Dès lors, les marins recevaient une ration quotidienne de jus de citron vert pour prévenir l’apparition de la maladie. La vitamine C, était considérée comme un médicament.
Ces différentes expériences ont été poursuivies par la suite. Avec l’essor de la recherche et de la biologie moléculaire, les scientifiques ont pu effectivement identifier les vitamines, les nommer et ensuite décrire leur utilisation dans notre corps.
C’est ainsi que nous savons que la vitamine A intervient dans la vision mais également dans la protection de notre système nerveux contre les agressions radicalaires. La vitamine D, dont nous avons beaucoup entendu parler dernièrement est importante dans le métabolisme du calcium. Le rôle exact de chaque vitamine n’est pas encore défini très précisément mais petit à petit, les chercheurs ont mis en évidence un panel de fonctions très large et il apparaît que les vitamines interviennent dans la plupart des fonctions de notre organisme. Et quand j’utilise le mot « fonction », je pense bien sûr à toutes nos fonctions biologiques, palpables si l’on peut dire car mesurables et évaluables par des tests quantitatifs comme une prise de sang par exemple ; mais également les fonctions cognitives, qui sont, dans l’esprit des gens, plus difficilement quantifiables qu’un résultat de prise de sang qui nous donne un chiffre.
Certes les vitamines nous permettent d’être en bonne santé, c’est-à-dire que notre organisme fonctionne bien, ce qui sous-tend le fait que si notre corps va bien, notre esprit devrait, dans la majorité des cas et pour des personnes sans maladie sous-jacente, allait bien également.
Et bien, afin de vérifier ceci, des chercheurs britanniques ont travaillé ces dernières années sur différents projets qui avaient pour dénominateur commun le lien entre vitamines et fonctionnement cognitif.
Ces trois études :
Crystal F. Haskell, Andrew B. Scholey, Philippa A. Jackson et al, « Cognitive and mood effects in healthy children during 12 weeks' supplementation with multi-vitamin/minerals », British Journal of Nutrition, 2008.
David O. Kennedy, Rachel Veasey, Anthony Watson, Fiona Dodd et al, « Effects of high-dose B vitamin complex with vitamin C and minerals on subjective mood and performance in healthy males », Psychopharmacology.
Crystal F. Haskell, Bernadette Robertson, Emma Jones, « Effects of a multi-vitamin/mineral supplement on cognitive function and fatigue during extended multi-tasking », Human Psychopharmacology, 2010.
Lors de ces différentes études, les individus ont reçu pendant un temps donné des suppléments vitaminés et les chercheurs ont évalué leurs fonctions cognitives en les faisant répondre à des tests que l’on utilise déjà en médecine pour évaluer ces fonctions chez des patients atteints de maladies mentales ou du système nerveux par exemple et qui permettent d’analyser de façon précise l’état des fonctions intellectuelles comme la capacité à respecter une consigne, la capacité à en changer en cours d’exercice, la reconnaissance d’objets, la résolution de problèmes etc.
Résultats :
  • les hommes prenant des complexes de vitamines B témoignent d'une hausse de leurs performances cognitives, sont moins fatigués mentalement.
  • les femmes prenant des compléments de vitamines et de minéraux font preuve d'une plus grande précision ainsi que d'une plus grande vitesse à exécuter des tâches multiples.
  • les enfants de 8 à 14 ans montrent une plus grande faculté de concentration.
Les résultats sont donc en faveur d’un accroissement des fonctions cognitives chez les sujets consommant quotidiennement des suppléments vitaminés.
Bien que ces résultats soient positifs, il faut rester objectifs et garder à l’esprit que ces études présentent quelques lacunes. Les participants étaient présumés en bonne santé mais aucune prise de sang afin d’évaluer les grandes fonctions biologiques comme les reins, le foie, n’a été réalisée a priori ou a posteriori. Les taux sériques en vitamines n’ont pas non plus été évalués, ce qui ne nous permet pas de savoir s’il y a avait des carences éventuelles chez les sujets. 
Il est donc nécessaire que de plus amples recherches soient conduites et ceci n’est que le début.
Toutefois, il est certain, et cette étude en est bien la preuve, que les vitamines nous sont indispensables à la fois pour que notre corps fonctionne le mieux possible mais également afin que nous soyons « au top » sur le plan cognitif. Avant de se jeter sur les compléments hypervitaminés, je pense qu’il est primordial de commencer par une alimentation équilibrée et surtout diversifiée qui sera susceptible de nous apporter toutes les vitamines dont nous avons besoin. De plus, l’avantage avec les vitamines issues de notre alimentation est qu’il n’existe pas de surdosage. Si vous manger 10kg de carottes, l’overdose de pro-vitamine A ne vous guette pas, par contre quelques désordres intestinaux… Pourquoi ? Parce que votre corps ne conservera que ce sont il a besoin, ce qui n’est pas le cas avec les suppléments… ! Alors prudence : Les cachets, poudres et pilules ne sont pas toujours la solution. De plus, un bon repas fait de plats équilibrés et que vous partagez entre amis ou en famille n’est-il pas un meilleur moment de convivialité qu’un comprimé effervescent dans un verre, le matin tout seul au comptoir… A vous de voir !

Cordialement vôtre,
Laure Martinat