Toutefois, d’autres pathologies sont toutes aussi graves et pourtant largement méconnues, au premier rang desquelles l’accident vasculaire cérébral ou AVC.
L’accident vasculaire cérébral est la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence (après la maladie d’Alzheimer) et la troisième cause de mortalité en France juste derrière l’infarctus du myocarde. Au Canada, il touche entre 40 000 et 50 000 personnes chaque année. Enfin, aux Etats-Unis, il s’agit de la quatrième cause de mortalité.
L’AVC est donc une pathologie qu’il ne faut pas prendre à la légère. Mais qu’est-ce que c’est exactement ?
Notre cerveau est constitué de diverses sortes de cellules et notamment les neurones ou cellules neuronales qui nécessitent un apport continu en oxygène et glucose pour pouvoir fonctionner correctement. Ces derniers sont en fait le « carburant » des cellules, apporté par les vaisseaux sanguins qui forment un réseau largement distribué dans notre cerveau. Le sang circule normalement dans tous les vaisseaux et fournit aux cellules tout ce dont elles ont besoin pour assurer leurs fonctions.
Quand un caillot se forme à l’intérieur d’une artère cérébrale ou bien lorsqu’un vaisseau sanguin se rompt, le sang ne peut plus circuler normalement. En conséquence, certaines zones du cerveau ne peuvent plus être irriguées et donc les cellules neuronales ne reçoivent plus les éléments indispensables à leur bon fonctionnement. Elles sont particulièrement sensibles au manque d’oxygène et passé un certain temps, elles meurent.
C’est ainsi que des zones du cerveau sont endommagées.
Or notre cerveau et notamment les différentes aires cérébrales, sont le support de fonctions diverses : mouvement, mémoire, parole etc.
Par conséquent, cette atteinte cérébrale va se traduire par des troubles dans la réalisation de ces fonctions. Ils seront variables en fonction de la ou des zone(s) lésée(s) mais aussi, de l’importance des lésions.
L’accident vasculaire cérébral est donc une urgence car il peut provoquer des lésions neurologiques permanentes, très handicapantes dans la vie de tous les jours mais aussi la mort de la victime.
Il est alors important de savoir reconnaitre les signes annonciateurs : comment détecter un AVC?
Selon l’Association France AVC, les symptômes d’un AVC regroupe trois catégories :
Symptômes physiques :
- une altération de la vision.
- Une faiblesse musculaire ou une paralysie.
- Une difficulté à avaler.
- Une perte de la sensibilité de la face.
Symptômes mentaux :
- Confusion.
- Perte de mémoire.
- Problèmes de langage :
- Difficultés pour parler.
- Difficultés pour écrire.
- Difficultés pour comprendre.
Voici un test simple et efficace qui vous permettra de reconnaître les symptômes d’un AVC et ainsi, d’agir rapidement en conséquence :
- Bouche : regardez si la bouche de la personne est de travers ou si les commissures sont tirées vers le bas. Puis demandez-lui de sourire : est-ce qu’un côté de la bouche se tord ?
- Bras : demandez-lui de lever et de maintenir en l’air les deux bras pendant 10 secondes: est-ce qu’un des deux bras ne monte pas ou retombe précocement ?
- Parole : observez si la personne présente des difficultés pour s’exprimer ou si elle parle confusément. Demandez-lui de répéter une phrase simple (il fait soleil aujourd’hui) : y arrive-t-elle correctement ?
- Temps : si vous notez au moins un des signes décrits, notez précisément l’heure de début et appelez le service des urgences afin que la personne soit prise en charge dans un milieu médical.
En cas d’AVC, le temps joue contre nous : plus la victime sera prise en charge rapidement, plus elle aura de chances de survie et de minimiser les séquelles. Les neurologues considèrent qu’il faut agir dans les trois heures après le début des symptômes.
Il est donc important que vous vous souveniez de ces petits tests très simples qui pourront faire toute la différence : rétablissement sans séquelle ou handicap permanent, vivre ou mourir.
Cordialement vôtre,
Laure Martinat

