Les abeilles sont des insectes hyménoptères. Elles butinent c’est-à-dire qu’elles volent de fleurs en fleurs à la recherche de nourriture. Ainsi, elles récoltent le pollen mais aussi le nectar, la propolis et le miellat.
Un des rôles les plus importants des abeilles est la pollinisation : en effet, en butinant, elles transportent le pollen de fleurs en fleurs ce qui permet d’assurer la reproduction de nombreuses plantes de la famille des angiospermes et des gymnospermes.
Sans les abeilles, la biodiversité diminuerait et de nombreuses espèces de plantes disparaitraient.
Les producteurs d’arbres fruitiers sont particulièrement concernés par la bonne santé des abeilles car la production dépend fortement du travail de pollinisation de ces petits insectes.
« Si les abeilles venaient à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre années devant elle » est une citation communément attribuée à Albert Einstein alors qu’il n’en est rien (elle date de 1994, soit 39 après le décès du célèbre scientifique…). Toutefois, cette phrase ne manque pas de sens car si les abeilles disparaissaient, tout un écosystème serait déséquilibré : de nombreuses plantes ne seraient plus pollinisées ce qui aurait pour conséquence leur disparition mais aussi celle de nombreux animaux, sans parler de la catastrophe dans le monde agricole.
De nombreux facteurs sont avancés, au premier rang desquels les pesticides utilisés par certains agriculteurs et des attaques virales.
En 2009, un colloque a eu lieu et énonça quarante facteurs qui interviennent potentiellement dans la disparition des abeilles. Des infections parasitaires, fongiques et virales seraient en cause, tout comme l’utilisation d’insecticides dans les cultures et le développement des cultures OGM.
Il est bien triste de constater que rien ne change et que les leçons ne sont pas retenues. Mais finalement, en raisonnant ainsi, l’homme s’empoisonne lui-même. J’ai eu l’occasion de discuter avec un médecin pédiatre récemment qui m’a expliqué que depuis le début de sa carrière, il assiste à une augmentation des malformations génitales chez le petit garçon (hypospadias, malformation de l’abouchement de l’urètre), la pollution environnementale n’y serait pas étrangère….
Olivier Belva, apiculteur dans le sud de l'Ardèche et président de l'Unaf, se souvient. "Lorsque j'étais enfant, mon père me disait qu'à partir de 5% de destruction, il fallait se poser des questions." La moyenne nationale est montée à près de 30% !
Si elles venaient à disparaître, la qualité du contenu de notre assiette serait fortement altérée.
Cordialement,
Laure Martinat

