5 novembre 2012

L’importance du côlon dans la guérison

Lors d’une précédente infolettre, nous avons parlé des probiotiques et de la flore intestinale. Nous allons aujourd’hui poursuivre sur ce sujet en insistant sur l’importance d’avoir un côlon sain. 

Petit rappel important : nous savons que nous hébergeons dans notre côlon une flore bactérienne indispensable qui contribue à la bonne santé de notre organisme. Les bactéries peuvent également être synonymes du mot « amies ». En effet, elles participent à la digestion mais elles ont également un rôle majeur dans notre système immunitaire, sans lequel nous ne serions pas capables de faire face aux diverses agressions quotidiennes dont est victime notre organisme. 

Nous ne reviendrons pas sur la notion d’obésité en lien avec les probiotiques sous forme de compléments alimentaires. Pour cela je vous invite à visiter notre blog à l’adresse suivante : http://blogue-cmdq.blogspot.fr/2012/07/les-probiotiques-ces-bacteries-qui-nous.html

Nous parlons ici du fait que notre côlon abrite une flore endogène qui nous permet de vivre en bonne santé. Par conséquent, si nous « individualisons » le côlon, nous pouvons faire une corrélation entre un côlon sain et un organisme en santé. 
Si le côlon n’est pas sain, si sa flore est déséquilibrée, alors différents maux apparaitront tels que la constipation, la diarrhée, voire une alternance des deux parfois mais aussi des inflammations, des pathologies de la peau etc. Le côlon est d’une importance majeur pour le fonctionnement de notre organisme. 

Des études ont démontré qu’il existait des déséquilibres dans la flore intestinale chez des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer : cela ne se limite donc pas aux pathologies digestives.

De plus, le côlon est un reflet de notre état émotionnel : des désordres intestinaux sont fréquents en cas de stress, d’anxiété, de nervosité. Quelqu’un qui ressent une profonde colère et qui la retient pour diverses raisons pourra être sujet à des épisodes de constipation par exemple. Autre exemple marquant, il sera recommandée à une personne souffrant de la maladie de Crohn d’avoir le meilleur équilibre émotionnel possible et d’éviter les sources d’anxiété et de stress afin de limiter les crises.

D’ailleurs, le système nerveux du côlon est tellement développé que parfois, il est considéré comme un deuxième cerveau. Le système nerveux entérique est d’ailleurs très sophistiqué, constitué de différents plexus. Il contient plus de cellules nerveuses que la colonne vertébrale par exemple.

Un côlon sain est un côlon qui fonctionne correctement : il participe à la constitution des matières fécales et il régule le transit. Il est donc normal d’aller à la selle chaque jour afin d’évacuer les matières qui progressent le long du côlon. Quand elles arrivent dans le rectum, la sensation de besoin apparaît. Si l’on ne va pas aux toilettes, le rectum joue son rôle de réservoir, il se distend et permet de garder les matières en attente d’évacuation. 
Il est important d’aller aux toilettes lorsque le besoin se fait sentir et il faut éviter de se retenir. En effet, il est important d’éviter que les matières ne stagnent trop longtemps dans le côlon. Il a pour fonction de terminer les processus de digestion et de faire progresser les matières qui doivent y rester le temps nécessaire à la réalisation de ces tâches mais il ne doit pas avoir pour rôle celui de conservation des matières alors que les processus de digestion et de fermentation physiologique sont terminés. 

La persistance des matières dans le côlon fragilise la flore endogène, favorise la formation de flatulences : le côlon se remplit de gaz, ce qui provoque des douleurs abdominales le plus souvent.

Les maux de ventre, les flatulences, les mauvaises odeurs ne sont pas normales et témoignent d’un dysfonctionnement du côlon. 
Et là encore, les bactéries de la flore intestinale jouent un rôle primordial.

Mais d’ailleurs d’où viennent-elles ? 

Quand vous êtes dans le ventre de votre mère, votre tube digestif est stérile : il ne contient aucune bactérie. Lors de l’accouchement, le bébé passe par la filière génitale de la mère : il va se produire un ensemencement à partir de la flore vaginale maternelle, celle-ci étant directement dépendante de la flore intestinale. Il est donc très important que la mère bénéficie d’une flore intestinale en bonne santé car c’est elle qui va déterminer celle de son enfant. 

Et les enfants nés par césariennes ? C’est une bonne question effectivement. Puisqu’ils ne passent pas par la filière génitale, leur ensemencement se fera à partir de l’environnement. Or, nous pouvons supposer que l’environnement hospitalier n’est pas le meilleur endroit afin de développer une flore de qualité. On reconnaitra d’ailleurs aisément ces enfants car ils souffrent souvent d’asthme, d’eczéma. Il faudra donc veiller particulièrement à la restauration d’une flore intestinale de qualité.

Mais comment ? 

L’alimentation reste encore une fois notre meilleur « cheval de bataille » : il faudra éviter de consommer des sucres simples en excès, des graisses de mauvaise qualité, trop de protéines et donner priorité aux fruits, légumes, céréales complètes, poissons gras, huiles vierges de première pression à froid.

L’apport en fibres est à surveiller : ce sont des prébiotiques indispensables à la bonne santé de notre flore intestinale.

Dans la mesure du possible, les aliments biologiques sont à privilégier : ils ne contiennent pas de résidus de pesticides qui nous empoisonnent ainsi que notre flore intestinale.

Une solution intéressante et parfois oubliée : les produits lactofermentés. Ils sont excellents pour notre santé. Ils participent au maintien d’une flore en équilibre. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, leur goût est délicieux. A tester absolument !