En cette nouvelle année, nous allons aborder un sujet d’actualité à la fois passée puisque le thème du lait et de ses effets sur la santé est récurrent depuis des années mais aussi futur car la polémique reste, les études sur le sujet fleurissent et il n’existe toujours pas de consensus…
Nous sommes confrontés à la publicité qui nous encourage à consommer des produits laitiers (sous-entendu issu d’animaux comme le fromage, les yaourts au lait de vache etc.) sous peine de manquer de calcium et de développer une ostéoporose…
Et d’un autre côté, nous sommes de plus en plus souvent mis en garde contre les méfaits du lait et notamment celui de vache sur notre santé.
En effet, les intolérances au lactose, le sucre que l’on retrouve dans le lait, sont de plus en plus fréquentes : nombreux sont ceux qui en ont fait l’expérience ou qui ont dans leur entourage une personne qui ne peut plus manger de produits laitiers ou boire du lait sous peine de désordres intestinaux et de douleurs abdominales.
Ceci s’explique tout simplement par le fait que l’organisme humain adulte ne dispose pratiquement plus des enzymes nécessaires à la digestion du lait : les lactases qui sont alors en quantité bien insuffisante pour digérer le lactose d’où ces phénomènes de maldigestion.
On peut donc déjà se poser la question de l’intérêt de manger une substance pour laquelle nous ne disposons pas du matériel enzymatique nécessaire à sa digestion…
Mais alors, nous allons forcément souffrir d’ostéoporose puisque sans produits laitiers, elle nous guette ??
Point du tout !
Tout d’abord car l’ostéoporose n’est pas une carence en calcium : il s’agit d’une accélération du remodelage osseux.
En effet, l’os est un tissu vivant soumis à un processus de remodelage permanent : l’os ancien est lysé et de l’os nouveau est créé à la place pour le remplacer.
En temps normal, les phénomènes de lyse et de renouvellement sont en équilibre. Mais au cours du vieillissement de l’organisme, le remodelage osseux devient moins efficace et la balance est en déséquilibre au profit de la lyse osseuse. La masse osseuse va alors diminuer, tout comme la résistance de l’os. Celui-ci est alors plus fragile et les fractures sont plus fréquentes.
Ce n’est donc pas une carence en calcium ou en vitamine D qui est responsable de l’ostéoporose. Toutefois, ces deux éléments joueraient un rôle préventif important : il faut donc être vigilant à assurer des apports réguliers tout au long de sa vie.
De plus, de nombreuses études scientifiques ont mis en évidence que le calcium apporté par les produits laitiers fait chuter la concentration de vitamine D. Or ces deux éléments sont indissociables dans le métabolisme phosphocalcique. Raison supplémentaire pour ne pas adhérer aux publicités qui recommandent plusieurs produits laitiers animaux par jour.
Le calcium pourra alors se trouver dans de nombreux aliments tels que les épinards, les lentilles, le cresson, le chou, les oignons qui en contiennent de belles quantités. Les carences seront ainsi évitées !
En outre, l’agriculture qui nous fournit les produits laitiers n’est pas exempte de tout reproche : hormones, antibiotiques sont largement utilisés chez les animaux (avec des variantes en fonction des législations des pays) afin de produire plus, de lutter contre les maladies qui se développent dans les élevages intensifs sans véritable respect de la nature… Or ces produits se retrouvent dans le lait que nous buvons ! Il est donc préférable, si vous désirez acheter du lait d’origine animale, de le choisir en provenance de l’agriculture biologique ou de producteurs que vous connaissez.
Maintenant, jetons un petit coup d’œil aux laits végétaux pour rester dans le domaine des produits laitiers :
Leur richesse nutritionnelle en fait un atout certain et une belle alternative aux laits d’origine animale. On y retrouve des minéraux, des lipides, des glucides et certains présentent même des taux intéressants de calcium.
Les laits végétaux ne contiennent pas de lactose : ils n’entrainent donc pas les soucis de digestion que nous avons évoqués un peu plus haut.
Les laits de riz, d’avoine et de noisettes sont riches en glucides à index glycémique bas, meilleur pour la santé. Particularité des laits végétaux, ils ne contiennent pas d’acide butyrique (un acide gras que l’on retrouve notamment dans le lait de vache). Or celui-ci aurait un effet pro-inflammatoire sur la muqueuse intestinale.
Le lait d’amande est très calorique, il conviendra donc de le consommer avec modération. Par contre, il a la particularité d’être alcalinisant. Ainsi, il lutte contre les effets délétères de l’acidose tissulaire entretenue par une alimentation acidifiante.
Les laits de quinoa et de soja ont en outre l’avantage d’être riches en fibres et en protéines ce qui favorise la satiété.
Côté calcium, les laits de soja et d’amandes en contiennent deux fois plus que le lait de vache !
Ainsi, grâce à leur diversité, les laits végétaux sont une excellente alternative aux laits d’origine animale, il serait donc bien dommage de s’en priver !

